Mondiaux de cyclisme : Mathieu Van der Poel condamné à une amende après son « agression » de deux adolescentes à l’hôtel

JUSTICE Le coureur cycliste néerlandais a plaidé coupable, ce lundi en Australie, et il vient d’être condamné à une amende de 1.500 dollars australiens (1.010 euros)

J.Lau. avec AFP
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Le Néerlandais Mathieu Van Der Poel, ici dimanche avant le départ de la course en ligne des Mondiaux de cyclisme en Australie.
Le Néerlandais Mathieu Van Der Poel, ici dimanche avant le départ de la course en ligne des Mondiaux de cyclisme en Australie. — Alex Broadway/SWpix.com/Shutters/Sipa

Mathieu van der Poel était initialement convoqué mardi devant le tribunal de Sutherland, dans la banlieue sud de Sydney. Mais le coureur cycliste néerlandais, accusé d’agression après une altercation avec deux adolescentes samedi soir dans un hôtel de Sydney, a plaidé coupable dès ce lundi. Il vient d’être condamné à une amende de 1.500 dollars australiens (1.010 euros), a-t-on appris de source judiciaire.

Le coureur de 27 ans avait été arrêté dans la nuit précédant la course en ligne des Mondiaux de cyclisme, dimanche à Wollongong (Australie), épreuve reine dont il était l’un des grands favoris. Après avoir pris le départ, il a abandonné au bout d’une trentaine de kilomètres.



« Oui, c’est vrai, il y a eu une petite dispute »

Dimanche, sans dévoiler, comme à son habitude, l’identité de Van der Poel, la police de la Nouvelle-Galles du Sud avait confirmé qu’un homme de 27 ans avait été inculpé pour deux cas « d’agression » contre deux adolescentes. « Vers 22h40 samedi, un homme a été impliqué dans une altercation verbale avec deux adolescentes de 13 et 14 ans dans un hôtel de Brighton-Le-Sands. Selon les faits présumés, il aurait poussé les deux adolescentes, l’une tombant au sol et l’autre étant projetée contre un mur, lui causant une petite égratignure au coude », avait précisé la police.

Au départ de la course en ligne, le coureur n’avait d’ailleurs pas nié l’incident. « Oui, c’est vrai, il y a eu une petite dispute, avait-il dit à des journalistes. J’ai voulu me coucher tôt hier soir mais il y avait plein d’enfants dans le couloir de l’hôtel qui n’ont pas arrêté de frapper à ma porte. Au bout d’un moment, j’en avais marre. Je leur ai dit, de manière pas très sympathique, d’arrêter. C’est alors que la police a été appelée et m’a emmené au poste. » Selon son avocat, Michael Rowe, le coureur compte faire appel ultérieurement, mais il est en tout cas libre de partir d'Australie. « Il est impatient de quitter le pays après tout ça, je n'en doute pas », conclut ce lundi matin à la télévision néerlandaise Me Rowe.