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Avant les élections au Real, Florentino Pérez, le dernier empereur d’Europe ?

Real Madrid : Florentino Pérez, le dernier empereur d’Europe, peut-il être inquiété aux élections ?

el patronFlorentino Pérez et Enrique Riquelme s’affrontent à l’élection présidentielle du Real Madrid, ce dimanche
Florentino Pérez est-il le dernier dictateur d'Europe ?
Antoine Huot de Saint Albin

A.H.

C’est long, deux ans sans titre majeur pour le Real Madrid. Très long, trop long. Alors après avoir accusé Xabi Alonso, Vinicius, Kylian Mbappé, Eduardo Camavinga, Federico Valverde, Palpatine et Vegeta d’être responsables de la décrépitude de la Maison Blanche, les madridistas s’y sont résolu : attaquer le commandant en chef, Florentino Pérez, notamment après la défaite à domicile face à Getafe, club qui ferait d’Arsenal une équipe plaisante à voir jouer.

La défaite de trop pour les socios présents au Bernabeau qui ont repris en chœur des « Florentino dimision », le 2 mars, avant que la saison ne se termine en eau de boudin. Piqué dans sa chaire, le patron a frappé un gros coup sur la table lors d’une conférence de presse lunaire, le 12 mai, pour annoncer qu’il allait organiser de nouvelles élections, qui étaient à la base prévues en 2029.

Pérez avec Mourinho et Konaté dans les poches

En poste entre 2000 et 2006 puis depuis 2009, Papi Florentino (79 ans) a fustigé « un courant anti-madridiste qui veut détruire le Real Madrid », notamment « dans certains milieux du journalisme ». « Je veux dire aux socios que je dois faire cela pour les défendre, eux », en particulier face à des « ennemis internes » et « externes », a poursuivi Pérez pour justifier la convocation de nouvelles élections, auxquelles « nous allons nous présenter », a-t-il assuré.

Alors qu’il pensait avoir la voie libre, l’homme d’affaires espagnol a vu Enrique Riquelme (37 ans) remplir toutes les conditions fixées par Florentino Pérez pour se présenter face à lui. Depuis, les attaques entre les deux hommes sont incessantes et chacun essaie de se démarquer. L’historique président du Real Madrid s’est affiché avec ses galactiques (Ronaldo, Roberto Carlos), tout en répétant à qui veut l’entendre son palmarès incroyable (sept Ligues des champions).

Riquelme pousse avec Hierro et Raul

Et il a promis aux madridistas, pendant que son concurrent était en pleine interview à « El Hormiguero » (une des plus grosses émissions d'Espagne) que José Mourinho ferait son retour sur le banc, pendant qu'Ibrahima Konaté serait la première recrue. La guerre était bien lancée.

De son côté, le président du groupe Cox, spécialisé dans l’eau et l’énergie, a dépêché des bus à impériale à Budapest, où se jouait la finale de C1 entre le PSG et Arsenal, pour dire aux supporteurs des deux équipes de « bien en profiter avant le retour du Real ». Et il a déjà assuré que Fernando Hierro et Raul, deux légendes des Merengues, feraient partie de l’équipe dirigeante.

Largement favori dans les sondages, Florentino Pérez devrait quand même ressortir vainqueur de cette élection. Et montrer, une fois de plus, qu’il est l’homme le plus puissant d’Espagne. Voire d’Europe, ou même du monde.