Stade Rennais-OL : Comment Bruno Genesio a donné une leçon à son ancien club

FOOTBALL Le Stade Rennais a étrillé l’Olympique Lyonnais dimanche soir (4-1)

Jérôme Gicquel
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Dans le choc de la 13e journée de Ligue 1, les Rennais n'ont laissé aucune chance aux Lyonnais, balayés sur la pelouse du Roazhon Park (4-1).
Dans le choc de la 13e journée de Ligue 1, les Rennais n'ont laissé aucune chance aux Lyonnais, balayés sur la pelouse du Roazhon Park (4-1). — Sameer Al-DOUMY / AFP
  • Le Stade Rennais a livré une grande partition dimanche soir et a corrigé Lyon.
  • La rencontre marquait les retrouvailles entre Bruno Genesio et son ancien club.
  • Avec cette victoire probante, les Rennais poursuivent leur belle série en championnat et confortent leur 5e place au classement.

Au Roazhon Park,

« Je suis très content même si ça ne se voit pas ». Après le récital livré par son équipe dimanche soir face à l’OL (4-1), Bruno Genesio aurait pu fanfaronner. Mais le coach rennais s’est bien gardé de laisser exprimer sa joie en conférence de presse d’après-match. Par respect bien sûr pour son ancien club où il apprécie « encore beaucoup de monde là-bas ». « Il n’y a pas de revanche particulière ou de joie plus intense parce que c’était Lyon en face, ce n’était pas Lyon contre Genesio », a-t-il assuré.



L’entraîneur a tout de même joué un sacré tour à son club de cœur qui n’a pas vu le jour sur la pelouse du Roazhon Park. Pour ce choc entre deux candidats aux places européennes, Pep Genesio avait décidé de procéder à quelques ajustements tactiques en troquant son habituel 4-4-2 pour un 4-3-3. « Lyon a un milieu de terrain très performant et j’avais envie de densifier ce secteur-là », a-t-il souligné. Et son plan a fonctionné à merveille. Pendant 90 minutes, le Stade Rennais a broyé son adversaire, ne le laissant jamais respirer avec un pressing très haut.

« Le match parfait », selon Benjamin Bourigeaud

Dans un Roazhon Park plein à ras bord, les Rouge et Noir sont d’abord tombés sur un Anthony Lopes en feu avant que Gaëtan Laborde ne trouve l’ouverture juste avant la mi-temps d’une tête rageuse. « Il y aurait pu y avoir 4-0 à la mi-temps », a reconnu, dépité, l’entraîneur lyonnais Peter Bosz. Au retour des vestiaires, Hamari Traoré a doublé la mise avant que le jeune Adrien Truffert n’y aille de son doublé en fin de rencontre, venant parachever le festival des Rennais. « On a fait le match parfait ce soir même si on aurait aimé éviter ce penalty en toute fin de rencontre », a souligné le milieu de terrain Benjamin Bourigeaud.

Même satisfaction chez Flavien Tait. « C’est notre match le plus complet, a-t-il indiqué. On a mis beaucoup d’intensité et on leur a fait très mal ». Saluant « l’état d’esprit exceptionnel » de son groupe, Bruno Genesio savait qu’il était capable d’une telle performance collective. « On a déjà joué comme ça, on l’avait déjà fait contre Clermont et par séquences contre Paris même si c’était beaucoup moins maîtrisé, a indiqué le coach. Mais je n’imaginais pas qu’on était capable de les mettre autant en difficultés ».

Le récital du milieu croate Lovro Majer

La partition a donc été presque parfaite pour les Rouge et Noir qui ont aussi trouvé leur maestro en la personne de Lovro Majer. Pour sa première titularisation en Ligue 1, le jeune milieu croate a livré un véritable récital en jouant toujours juste et en délivrant des caviars à ses partenaires. « C’est facile de jouer avec lui, il sent le foot », a reconnu Benjamin Bourigeaud.



Avec cette armada, le Stade Rennais, qui reste sur une série de dix matchs sans défaite toutes compétitions confondues, peut donc viser haut en Ligue 1. Mais là non plus, Bruno Genesio ne veut pas s’enflammer. « Cela ne sert à rien de tirer des conclusions qui seront peut-être démenties dans quinze jours si on fait un mauvais résultat ici face à Montpellier ».