Tiny House : Pourquoi ces mini-maisons dans la nature ont autant de succès auprès des vacanciers ?
Exit les séjours 5 étoiles à Bora-Bora. Le vrai luxe se veut désormais simple et au plus proche de la natureDora Christian
L'essentiel
- Les tiny houses répondent à un besoin de se retrouver dans la nature et de ralentir face à l’accélération de l’urbanisation et de la digitalisation, proposant des retraites expérientielles avec activités en plein air qui remettent au centre la notion de communauté.
- Ces logements autonomes en forêt offrent une grande liberté. Toutefois. l’aspect exigu peut devenir étouffant lorsqu’on y séjourne à plusieurs, en comparaison aux hôtels.
- Les vacanciers y voient un gain de liberté, plus de contact avec la nature et l’occasion de créer de nouveaux liens, pour les petits comme les grands.
Vous avez déjà un œil sur les réservations de vos prochains logements de vacances ? Impossible de ne pas avoir vu défiler dans vos suggestions sur les plateformes de location de logements ou les réseaux sociaux, les « Tiny Houses » avec leurs excellentes notes au compteur. Ces maisons aménagées dans le moindre m² sont ultra-fonctionnelles et cosy mais aussi très exiguës. Qu’est-ce qui nous pousse donc à déserter les tops destinations comme les Dolomites, pour s’isoler en forêt ? On a trouvé trois raisons qui traduisent ce phénomène.
Le phénomène des retraites bien-être
Aujourd’hui, avec l’accélération de l’urbanisation et de la digitalisation, entre autres, les logements en pleine nature, parfois très isolés, répondent parfaitement à « ce besoin de se retrouver dans la nature et de ralentir », justifie Clémentine Massat, directrice marketing d’Huttopia, entreprise française qui propose des tiny houses en Europe.
Pour les rendre plus attrayantes, ces tiny houses proposent des forfaits de retraites expérientielles. C’est par exemple le cas de Make Fire, qui accompagne les séjours en tiny house en France afin de transformer le voyage en véritable retraite : activités en plein air (feu, pistage animalier), sorties, restauration… le tout en remettant au centre la notion de communauté.
Sabynn, qui a participé à sa première retraite en Ardèche avec son compagnon et ses trois enfants, parle d’un séjour qu’elle a non seulement « adoré », mais qui l’a aussi « nourrie ». « Ça m’a apporté du lien, de la liberté, de l’espace, une reconnexion non seulement à la nature, mais aussi à l’humain », confie-t-elle à 20 Minutes. Expérience qu’elle souhaitait déjà vivre après le confinement de 2020, sans en avoir l’occasion.
Trois raisons qui séduisent les voyageurs
La liberté
Les tiny houses sont des logements individuels et autonomes, offrant la possibilité de profiter de son séjour en toute liberté. On n’est pas contraint pas des horaires, ce qui renforce l’aspect de « slow life ». C’est du moins ce que suggère Sabynn, participante de la retraite « Make Fire » en Ardèche : « Mes trois enfants et mon compagnon étaient là aussi mais chacun avait sa place ».
« Les enfants ne monopolisaient pas notre attention de parent car ils étaient entre eux ». Un point qui réjouit la participante, qui estime que ce séjour a apporté « beaucoup de liberté et d’autonomie », chacun ayant « sa place et son moment de vie ».
La nature
Les tiny houses sont souvent construites en bois, un matériau qui rappelle les cabanes isolées en pleine nature, proches de la végétation et des animaux. C’est un autre aspect qui séduit des familles comme celle de Sabynn. « En se réveillant dans un chalet au milieu de la forêt, on reconnecte avec nos sens », partage-t-elle.
Bien que cette expérience ait « rapproché » la famille, qui a pleinement profité de ce cadre verdoyant, l’hôtelière souligne toutefois le côté exigu de la tiny house, qui peut au contraire devenir étouffant lorsqu’on y séjourne à plusieurs. « Tout est plus petit que dans un bon hôtel », remarque cette dernière, qui a partagé ces mini-espaces communs avec son compagnon et ses trois enfants.
Le lien social
Sans réseau, ni Wi-Fi, pendant plusieurs jours, on est vite tenté de sortir de sa tiny house pour chercher avec qui (enfin) discuter ! Le fait d’être plus isolé permet donc d’aller plus facilement vers les quelques autres personnes présentes sur place, ce qui permet, in fine, de « créer du lien entre adultes ».
« Quand on est parent, il est difficile de se retrouver uniquement entre adultes », souligne Sabynn avant de poursuivre : « Tu vois tes amis toutes les deux à trois semaines pendant deux heures, et c’est tout. Là, on se retrouvait pendant les activités et les repas entre adultes, à parler de vrais sujets… ou pas d’ailleurs, car on a aussi besoin de légèreté ! », s’enthousiasme la vacancière.



















