JO d'hiver : Le ski alpinisme nouvelle discipline olympique aux Jeux de Milan, en 2026

GLISSE Le ski alpinisme sera testé, mais sans garantie d’être reconduit

A.H. avec AFP
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« Quand te reverrais-je, pays merveilleux ? »
« Quand te reverrais-je, pays merveilleux ? » — OIS/Jed Leicester/REX/SIPA

L’espace d’une poignée d’heures, le Comité international olympique (CIO) s’est projeté au-delà des Jeux de Tokyo, source de « doutes quotidiens » et de « nuits sans sommeil », selon son patron Thomas Bach. Réunis à huis clos dans un palace de Tokyo pour la 138e session, les membres du CIO ont unanimement validé l’inscription du ski alpinisme au programme des JO 2026 de Milan​, comme « sport supplémentaire », testé sans garantie d’être reconduit.

Cette discipline de montagne, consistant à gravir et dévaler des itinéraires hors piste sur des skis légers équipés de peaux de phoque, ou avec les skis dans le sac si la pente est trop raide, s’ajoutera aux quinze sports olympiques d’hiver. Le ski alpinisme va donner lieu à cinq épreuves (sprint et course individuelle hommes et femmes, relais mixte) pour départager 48 qualifiés, qui entreront dans le quota global de 2.900 participants aux Jeux.

Un sport chez lui, dans les Alpes

Soucieux de renouveler son audience, le CIO laisse désormais aux villes hôtes des JO la possibilité de proposer de nouvelles disciplines, si elles sont à la fois « spectaculaires » et « culturellement pertinentes pour le pays hôte et au-delà ». Et le ski alpinisme sera chez lui dans les Alpes, puisque les skieurs européens et notamment italiens, monopolisent ses podiums mondiaux, même si sa Fédération internationale compte désormais 37 pays membres sur quatre continents.

Pour le CIO, cette discipline a pour avantage de ne nécessiter aucune construction ni même de site dédié, un critère important depuis que l’instance a décidé de limiter les coûteux investissements souvent dissuasifs pour les villes hôtes. L’arrivée de ce sport pour montagnards aguerris, agiles et physiquement aussi affûtés que des traileurs, permet aussi à l’instance de suivre l’explosion récente de la pratique amateur, alors que le ski alpinisme représente déjà « 15 % du marché de la neige et du ski », selon des estimations des fabricants citées par le CIO.