« C’est moi qui ai demandé à partir » de Canal+, assure Pierre Ménès

FOOTBALL Sur la touche depuis la diffusion en mars du documentaire « Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste », qui le mettait en cause, le chroniqueur a trouvé un accord avec la chaîne cryptée

X. R.
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Pierre Ménès, ici en novembre 2019.
Pierre Ménès, ici en novembre 2019. — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Ce n’est pas toi qui me quittes, c’est moi qui pars. C’est un petit peu le jeu sorti par Pierre Ménès, l’ancien chroniqueur vedette du Canal Football Club, à l’AFP pour évoquer son départ de Canal +. Après le tollé suscité par la diffusion d’extraits coupés au montage du reportage Je ne suis pas une salope, je suis une journaliste de Marie Portolano sur le sexisme dans les rédactions sportives, Pierre Ménès avait été écarté de l’antenne fin mars. Il est notamment accusé d’avoir soulevé la jupe de Marie Portolano hors antenne en 2016, d’avoir embrassé de force la chroniqueuse Francesca Antoniotti la même année et la journaliste Isabelle Moreau en 2011.

Le chroniqueur et la chaîne cryptée ont trouvé un accord d’un montant « strictement confidentiel » le 1er juillet, comme l’avait révélé L’Equipe. La fin de douze ans de collaboration, durant lesquels le comportement de Pierre Ménès a souvent été pointé du doigt. Longtemps intouchable, en partie faiseur du succès du Canal Football Club du fait de ses saillies, Pierre Ménès assure d’ailleurs avoir été convoqué une fois seulement, en 2018, pour « y aller mollo avec ses réflexions ».

« Certaines personnes m’ont lâché de façon ignoble »

Désormais hors de son ancienne maison, le « sniper » n’hésite pas à décharger. « Ce n’est pas un licenciement, c’est moi qui ai demandé à partir. Si Canal avait pu me licencier pour faute grave, ils ne se seraient pas gênés », assure-t-il à l’AFP. « Je ne me voyais pas revenir à l’antenne avec certaines personnes qui m’ont lâché de façon ignoble », explique-t-il, alors qu’il n’aurait « rien fait (…) il n’y a pas une plainte, pas d’enquête judiciaire ».

Pierre Ménès déclare également être victime d'« une forme d’acharnement », « une déferlante médiatique » disproportionnée, notamment d’insultes grossophobes et de menaces de morts sur les réseaux sociaux, au regard d’autres récentes affaires liées à des agressions sexuelles.