Formule 1 : Conditions météo, stratégies, dépassement… Enfin un Grand Prix de France « palpitant »

FORMULE 1 Max Verstappen a remporté le Grand Prix de France sur le circuit Paul Ricard en devançant Lewis Hamilton, après une course haletante

Adrien Max

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Max Verstappen remporte son premier Grand Prix de France sur le circuit Paul Ricard.
Max Verstappen remporte son premier Grand Prix de France sur le circuit Paul Ricard. — NICOLAS TUCAT / POOL / AFP
  • Max Verstappen a remporté le Grand Prix de France sur le circuit Paul Ricard en devançant Lewis Hamilton, 2e, et Sergio Pérez, 3e.
  • Ce Grand Prix de France a été rendu spectaculaire par les conditions météo et les stratégies des équipes.

Enfin du spectacle sur le circuit Paul Ricard. Le pilote RedBull Max Verstappen a remporté le Grand Prix de France de Formule 1 au Castellet, devant la Mercedes de Lewis Hamilton, 2e et son coéquipier Sergio Pérez, 3e. Avec un scénario incroyable, puisque Verstappen a réussi à dépasser Hamilton en toute fin de Grand Prix.

Un scénario épique rendu -en partie- possible par les conditions météorologiques. Si la pluie menaçait, elle n’est finalement pas tombée durant la course. Mais les quantités de la nuit ont été suffisantes pour changer la piste, et le comportement des pneus. « Les conditions étaient difficiles, ça nous a challengés », a reconnu Lewis Hamilton à l’issue de la course. « C’était très compliqué dans la voiture. La pluie a fait un reset en termes de grind [adhérence], c’était très différent de ce qu’on a eu depuis le début du week-end. Ça nous a surpris, tout le monde a été surpris par ça », a détaillé le Français Pierre Gasly, 7e.

Bataille stratégique

Parti en seconde position sur la grille de départ, l’Anglais s’est retrouvé à mener la course bien plus tôt que prévu, après un freinage trop tardif de Verstappen dès le premier virage, l’obligeant à sortir hors des limites de la piste. « Je ne crois pas avoir freiné beaucoup trop tard, mais j’ai perdu l’arrière parce qu’il y avait beaucoup de vent », a précisé le pilote hollandais.

Mais RedBull a su vite réagir en tentant l’undercut - faire rentrer son pilote un tour avant pour profiter des pneus frais ensuite- lors de la première session d’arrêt. Une stratégie payante puisque Verstappen est parvenu à reprendre la piste juste devant son meilleur ennemi. « Je ne pensais pas que ça fonctionnerait si bien », a-t-il reconnu. « On avait gagné la position à cause de la faute de Max, et on a perdu la position à cause d’un mauvais calcul de l’undercut, c‘est comme ça », a quant à lui regretté Toto Wolf, le boss de Mercedes, au micro de Canal+.

La course a d’ailleurs été une bataille stratégique entre les différentes écuries. Avec RedBull, McLaren ou Aston Martin en vainqueur, et Mercedes et Ferrari en vaincu. Si la stratégie initiale prévoyait un seul arrêt, la marque au taureau a surpris tout le monde en faisant rentrer Verstappen une quinzaine de tours après son premier arrêt, pour rechausser de la gomme jaune, plus performante. « On a poussé fort, et on a décidé de passer à deux arrêts à ca a bien fonctionné. Le vent s’est calmé et la piste a donné plus de performances », s’est satisfait Max Verstappen.

« Comme quoi, le tracé n’est pas si ennuyant qu’on peut le dire »

Après avoir dépassé Valtteri Bottas à la faveur d’une erreur du Finlandais, qui a encore montré qu’il ne pouvait pas être d’une grande aide pour son leader, Max Verstappen est revenu au fur et à mesure sur Hamilton, malgré une défaillance radio pour les deux leaders. C’est finalement dans l’avant-dernier tour que le jeune hollandais a réussi à dépasser, assez sereinement à la faveur du DRS, son aîné, avant de filer vers sa troisième victoire de la saison. « On a une bonne voiture, mais pas assez rapide dans les lignes droites. Même avec une autre stratégie, ils auraient quand même gagné », a balayé Lewis Hamilton.

Une course, qualifié de « palpitante », par le boss de la FIA Jean Todt, et qui réjouit Eric Boullier, directeur du GP de France. « Comme quoi le tracé n’est pas si ennuyant qu’on peut le dire. On s’attendait à une bataille, on n’a pas vu des dépassements à l’ancienne mais c’était une très belle course. La FIA, les équipes, les spectateurs, tout le monde est content du spectacle », s’est-il satisfait à l’issue de la course. De bon augure pour le futur du GP de France après des éditions 2018, 2019 compliquées, et une édition 2020 annulée.