Vendée Globe : Dalin reprend un peu d'avance mais c'est toujours hyper serré en tête... Le journal de la course

VOILE A quatre jours de la fin du Vendée Globe, il est impossible de dire qui va gagner

W.P.

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Charlie Dalin est toujours en tête
Charlie Dalin est toujours en tête — APIVIA

Le journal du 23 janvier

Les jours passent et se ressemblent en tête de flotte en cette fin de Vendée Globe. Charlie Dalin tient à merveille dans le rôle du chassé. Pourtant, derrière, la meute de chasseurs menée par Louis Burton​ est coriace. Boris Herrmann, Thomas Ruyant, Yannick Bestaven et Damien Seguin attaquent fort dans l’espoir de faire vaciller le leader et de s’imposer aux Sables-d’Olonne. Tout ce beau monde va désormais s’atteler à contourner l’anticyclone des Açores et faire face à un front qui va leur mener la vie dure. A partir de maintenant, ça sera empannage sur empannage jusqu’à la ligne d’arrivée. Que le moins fatigué gagne.

Le classement à 18h

1) Charlie Dalin, à 1.351 nm de l’arrivée

2) Louis Burton, à 34 nm de la tête

3) Boris Herrmann, à 61 nm

4) Thomas Ruyant, à 91 nm

5) Yannick Bestaven, à 155 nm

Jean Le Cam préfère être 8e que 2e

Ça peut paraître étonnant mais le roi Jean, qui a un temps mené lors de la descente de l’Atlantique, n’a pas l’air plus que ça obsédé par la gagne. Le 2e du Vendée Globe 2004-05 ne dit pas non à la victoire, mais il ne veut plus revivre l’expérience de la place du con, pour reprendre ses mots. « Moi j’aime bien le 1, le 3, le 5 et le 8. Pour le moment je suis 8e. La 2e et la 4e place, c’est la place des cons. Quand tu es 2e, tu n’as pas gagné et quand tu es 4e, tu n’es pas monté sur le podium. Donc après, il faut passer 5e ! 6e ou 7e ça ne me passionne pas ! » En espérant que le trublion des mers vise juste. Ça sera pas simple. Et comme il a des bonifications, il devra sûrement sortir la calculette.

Herrmann ne se rend pas compte qu’il peut gagner

S’il n’est pas devant au classement officiel, Boris Herrmann est un gros casse-tête pour les deux bateaux qui le précèdent. Car avec six heures de bonification à son arrivée aux Sables d’Olonne, il est tout simplement en position de force pour devenir le premier étranger à remporter le Vendée Globe. Mais il n’a pas l’air de s’en rendre compte. « Non, je ne m’en rends pas compte, je me rends compte que je suis troisième actuellement. Quand je serai premier sur le tracking, on en reparlera. Là, Charlie et moi, on est dans le même vent, on va dans la même direction, donc son bateau va normalement un poil plus vite dans ces conditions, je ne pense pas que ça laisse beaucoup de possibilités. Mais bon, il y a une certaine chance de rester sur le podium. » Modeste.