Vendée Globe 2020 : Dalin met la pression sur Bestaven… Cap Horn en approche… C’est le journal de la course
VOILE•Un réveillon dans de vilaines conditions attend les hommes de têteB.V.
Jeudi 31 décembre
Dalin revient tranquillement sur Bestaven
L'écart se réduit, en tête. Certes, il faut rendre crédit à Yannick Bestaven de 10 heures virtuelles qui lui seront offertes à l'arrivée aux Sables d'Olonne pour s'être dérouté lors du sauvetage de Kevin Escoffier, mais Charlie Dalin est loin d'avoir dit son dernier mot. En 24h, le skipper d'Apivia a repris près de 100 milles nautiques sur le leader de la course et fonce à toute berzingue vers le Cap Horn, troisième et dernier cap de la course. Derrière, Damien Seguin a repris la troisième place à Thomas Ruyant dans un chassé-croisé permanent.
Le classement:
1. Yannick Bestaven, Maître Coq IV
2. Charlie Dalin, Apivia, à 109 milles nautiques
3. Damien Séguin, Apicil, à 270 milles nautiques
Le Cap Horn s'annonce (mal)
Le monstre arrive. Réputé comme terrible pour ses conditions de météo, le passage du Cap Horn ne devrait pas épargner le peloton de tête de ce Vendée Globe. Une dépression y est annoncée pour les prochains jours, alors que Bestaven devrait passer le cap symbolique vendredi ou samedi. Les bourrasques soufflant du nord-ouest n'auront en effet rien d'une partie de plaisir, tout en offrant une opportunité de bâtir à nouveau un écart significatif pour ceux qui accrocheront le bon wagon. La dépression attendue dès vendredi pourrait en effet contribuer à scinder les onze de tête en deux groupes. Et à enfin créer des écarts entre les premiers, qui se tiennent pour l'instant à 10 en 500 milles.
Le réveillon du leader
Yannick Bestaven était de vacation cette nuit sur le Vendée. L'occasion donc d'entendre un peu le leader de ce Vendée Globe sur tous les sujets : météo, Cap Horn, poursuivants et... réveillon du 31. « Le réveillon ne va pas être cotillons et langues de belle-mère et en plus, comme toutes les discothèques sont fermées, explique-t-il. Cela va être une soirée comme les autres ! Bien sûr, je vais appeler ma famille et mes amis à terre qui vont fêter le réveillon, mais c’est tout. Ça ne me fait pas grand-chose, même s’il y a plein de façons de déconnecter en mer : je vis un peu au jour le jour. La nouvelle année ne va pas changer ma façon de naviguer ou la météo à venir ! »
Les WhatsApp d'Escoffier, documents pour l'histoire
On ne résiste pas à l'envie de vous offrir cette petite image. C'est un extrait d'une « story » instagram publiée par le survivant Kévin Escoffier, dans laquelle il rend public les WhatsApp qu'il a envoyé à son équipe pour annoncer que son bateau était en train de couler et qu'il était en grand danger. Trois courts messages : « Je coule », « Je ne rigole pas », « Lauday ». Avec une grande leçon à retenir : en cas de grand danger en pleine mer, évitez de laisser l'autocorrect de votre téléphone, il serait foutu de remplacer « Mayday » par « Lauday ». Heureusement, ça n'a pas empêché Kévin Escoffier d'être sauvé.



















