Vendée Globe : Regroupement derrière Bestaven... Le Cap Horn en approche... Le journal de la course
VOILE•Bestaven a toujours une petite marge d'avance sur ses poursuivants, de plus en plus nombreux à rêver de la première placeWilliam Pereira
Le journal du 29 décembre
Quelle bagarre ! Alors que l’avant de la flotte du Vendée Globe s’apprête à dépasser le point Némo, le pôle de l’océan le plus éloigné de toute terre émergée, avant de basculer vers le cap Horn, il est toujours aussi difficile d’émettre un pronostic sur la victoire finale. Yannick Bestaven dispose certes d’une petite marge d’avance (et de bonifications sur la ligne d’arrivée), mais derrière, la chasse au leader ne faiblit pas. Charlie Dalin tient bon malgré des problèmes récurrents de foil bâbord. Un peu plus loin, il ne faut plus parler de trio de tête mais de quatuor car si Thomas Ruyant fond sur Apivia, il est désormais accompagné de Damien Seguin. Enfin, pour donner une idée du niveau de la lutte, le 11e, Louis Burton, navigue à moins de 500 milles de Bestaven.
Le classement à 9h
1) Yannick Bestaven (Maître Coq IV)
2) Charlie Dalin (Apivia), à 144 nm
3) Thomas Ruyant (LinkedOut), à 206 nm
4) Damien Seguin (Groupe APICIL), à 219 nm
5) Jean Le Cam (Yes We Cam !), à 265 nm
Ça repart pour Le Diraison
Bonne nouvelle pour Stéphane Le Diraison. Victime de la casse de son chariot de commande de hook sur Time for Oceans, le skippeur a pu résoudre son problème au prix d’efforts surhumains et de quelques ampoules aux mains sans avoir à longer les îles Macquarie comme a par exemple pu le faire Louis Burton (Bureau Vallée II) avant lui. Grâce à l’aide de son équipe à terre, Le Diraison a pu repartir plus vite que prévu et il forme désormais un trio avec Didac Costa et Kojiro Shiraishi au sud de la Nouvelle-Zélande.
Alexia Barrier a failli perdre son mât à Noël
Sale cadeau de Noël pour Alexia Barrier. La skippeuse sur TSE – 4 My Planet a bien cru dire adieu au Vendée Globe le 25 décembre. Elle raconte, dans sa vacation du jour, cette mésaventure.
« J’attendais d’en savoir plus sur l’état de mon mât parce que j’ai failli le prendre sur le pont ! Après la vacation radio de Noël, j’allais prendre le deuxième ris quand la poulie de bastaque a explosé… Le mât est parti vers l’avant et j’ai cru que c’était fini. J’ai tout de suite roulé mon J2 et j’ai empanné : j’ai eu super peur ! C’est la raison pour laquelle je suis partie vers le Nord, le temps de réparer. J’ai aussi bricolé un "mast-traveller" pour monter le long du mât comme au cinéma et voir les dommages potentiels ! J’ai empanné de nouveau pour valider ma réparation : c’est un vieux mât, mais il est costaud ! Un vrai roseau comme dans la fable de La Fontaine… Il plie mais ne rompt pas. » Reste à savoir quelle est la morale de cette histoire.


















