Stade Toulousain : Un superbe essai de 60 mètres et une victoire écrasante… Thomas Ramos s’est fait plaisir contre Agen

RUGBY Placé à l’ouverture pour son retour en club, l’international Thomas Ramos a largement participé à la démonstration toulousaine contre Agen, le dernier du Top 14

Nicolas Stival

— 

Thomas Ramos a inscrit quatre transformations et inscrit un essai magnifique samedi contre Agen.
Thomas Ramos a inscrit quatre transformations et inscrit un essai magnifique samedi contre Agen. — Lionel Bonaventure / AFP
  • Après trois matchs en équipe de France, Thomas Ramos a rejoué avec le Stade Toulousain, très large vainqueur d’Agen (63-18).
  • L'habituel arrière, aligné à l’ouverture, a marqué 13 points, dont un essai sublime.

Neuf essais à deux et un score fleuve (63-18). Même privé d’une quinzaine de joueurs pour cause de blessures ou de XV de France, le Stade Toulousain a laminé Agen, samedi soir. Battre une équipe à l’infirmerie pleine à craquer et qui compte autant de défaites qu’il n’y a eu de journées de Top 14 (dix), n’a rien d’un exploit. Mais les Rouge et Noir ont su se montrer sérieux, sans jamais relâcher l’étreinte autour de leur malheureuse proie, pour enchaîner un deuxième succès après Pau (16-22) et laisser derrière eux une série de trois matchs sans victoire.

« Mis à part quelques pénalités bêtes, on a su jouer jusqu’à la fin, apprécie Thomas Ramos. On n’a pas surjoué, on a su occuper quand il fallait occuper, on a su relancer quand il fallait relancer. »

Bon pied, bon œil

Après avoir disputé trois matchs avec les Bleus, maximum réglementaire cet automne, l’habituel arrière de 25 ans a débuté à l’ouverture contre le SUA. Comme lors de la demi-finale puis de la finale 2019, conclue par le vingtième Bouclier de Brennus stadiste. Et toujours sans sourciller, mais avec efficacité : 100 % au pied avec quatre transformations et surtout un splendide essai de 60 mètres juste avant la mi-temps, à la suite d’un ballon mal dégagé par les Agenais, puis un brin cafouillé par les Toulousains.

« C’est Yoann Huget qui me dit de garder le ballon, explique Ramos. Je fais un premier crochet, ensuite je casse le plaquage, je vois les mecs qui sont à droite mais je tente le deuxième crochet, ça me réussit. Il me reste le un-contre-un face au numéro 10 et je le tente. » Après avoir joliment effacé Jegerlhehner, Hayes puis Cottin, l’international aux 14 sélections a fait l’extérieur à l’ouvreur adverse Verdu pour finir dans l’en-but.

Le boulot était plié, Ramos pouvait partir à la douche dès l’heure de jeu, pour laisser sa place au revenant Cheslin Kolbe et le numéro 10 à Zack Holmes. Le Stade, bien calé dans le wagon de tête du championnat, a maintenant rendez-vous samedi à Bayonne, à la veille de la finale de la Coupe des Nations entre l’équipe de France bis, qui a torpillé l’Italie (36-5), et l’Angleterre.