Ligue Europa : le RC Strasbourg a « pris une bonne petite leçon » à Francfort

FOOTBALL Surclassés à Francfort jeudi (3-0), le Racing a été éliminé de la Ligue Europa. Va-t-il tirer du positif de sa campagne continentale ? Coach et joueurs l'espèrent

Thibaut Gagnepain

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Thierry Laurey a vu ses joueurs sombrer à Francfort.
Thierry Laurey a vu ses joueurs sombrer à Francfort. — Daniel ROLAND / AFP
  • Le Racing est tombé sur un Francfort bien supérieur dans de nombreux compartiments du jeu, jeudi en Allemagne. Mais aussi bien plus expérimenté voire vicieuse.
  • Le RC Strasbourg espère maintenant que cette élimination va lui servir en Ligue 1.

 

Il n’y avait pas d’abattement dans les discours d’après-match des membres du RC Strasbourg, jeudi soir à Francfort. Simplement un peu de frustration et de la déception. Légitime après une défaite 3-0 synonyme d'élimination en barrage de la Ligue Europa.

Thierry Laurey l’a vite reconnu : les Allemands étaient meilleurs que ses joueurs. « Sur les deux matchs, ils n’ont rien volé », a confirmé l’entraîneur alsacien. « C’est une grande équipe qui a su élever son niveau d’exigence, qui est même allé un peu plus loin à mon goût, mais je ne veux pas aller sur ce terrain-là. Ils ont toutes les qualités pour réussir à ce niveau-là. »

Joueurs de talent mais pas que

Soit quelques joueurs de talent (Kostic, Hasebe…), une vraie ambition de jeu et un engagement énorme. Voilà pour le côté le plus admirable. Mais il ne faut pas oublier de parler de ce public bouillant facilement hors limite. « Pas très fair-play », résumera poliment le milieu de terrain Adrien Thomasson. Ou d’évoquer cette pression intense et permanente mise sur le quatuor arbitral pendant toute la partie.

Les instants qui ont suivi l’exclusion de Rebic, pour un vilain pied en avant sur Sels (43e), n’ont pas été beaux à voir. Il y a d’abord eu ces contestations véhémentes de Hasebe, qui a plusieurs touché voire bousculé l’arbitre principal. Pour moins que ça, Edinson Cavani avait été exclu il y a quelques années au Stade de France. Puis la rentrée au vestiaire a encore été très agitée. Sels a été pris à partie, comme les responsables des coups de sifflet…

« Il y avait des caméras mais elles ne devaient pas fonctionner »

« Apparemment, ça fait partie du jeu. Je me suis retrouvé sur certains matchs assez chauds en France il y a 20-25 ans… C’était bien, c’était marrant. Et il y avait des caméras mais elles ne devaient pas fonctionner », a préféré sourire le technicien strasbourgeois. L’environnement général m’a fasciné. C’était bien fait. »

En face, le Racing, avec trop peu de joueurs habitués à pareille atmosphère n’a pas pu lutter. Il n’a jamais donné le sentiment d’avoir les armes pour le faire. « On a pris une bonne petite leçon », résume Thierry Laurey, en espérant que cela serve à l’avenir en Ligue 1. Ce serait un moindre mal après une aventure européenne débutée le 25 juillet et donc achevée dans le fracas.

« En jouant contre ces équipes-là, on voit ce qu’il faut faire et ne pas faire », conclut Adrien Thomasson. « On a appris. La prochaine fois, ce sera mieux pour tout le monde. »