Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Manque d’envie, penaltygate… « La marche était trop haute » pour Strasbourg

Strasbourg - Rayo Vallecano : Manque d’envie, penaltygate… « La marche était trop haute » pour le Racing

DemontadaLe Racing club de Strasbourg espérait voir Leipzig, lieu de la finale de Ligue Conférence le 27 mai. C’est le Rayo Vallecano qui visitera l’ex-RDA après son succès à la Meinau (0-1) venant confirmer son succès du match aller à Madrid
Le brief-débrief de Strasbourg-Rayo Vallecano (1-0)
Floréal Hernandez

Floréal Hernandez

L'essentiel

  • Il n’y aura pas deux clubs français finalistes d’une Coupe d’Europe en 2026. La qualification du PSG n’a pas été suivie de celle de Strasbourg.
  • Le Racing a été battu par le Rayo Vallecano (0-1) à la Meinau, ce jeudi soir. Une deuxième défaite après celle du match aller. Les Madrilènes défieront les Londoniens de Crystal Palace en finale.
  • Le club strasbourgeois a manqué de tout - envie, énergie, numéro 9 - pour espérer réaliser une remontada.

Au stade de la Meinau,

On les a vu plus beaux qu’ils n’étaient. Enfin surtout moins carbos qu’ils ne sont. « Samir [El Mourabet] est mort, a détaillé Gary O’Neil, l’entraîneur du Racing, avant d’avoir une analyse plus globale. On a manqué d’énergie. » A la Meinau, les Strasbourgeois ont raté leur demi-finale retour de Ligue Conférence contre le Rayo Vallecano. Battus 1-0 à Madrid, ils ont encore perdu 1-0 dans leur antre. Une nouvelle fois sur un but sur corner, encore une fois marqué par Alemao (42e).

A la fatigue - « on a joué plus de quarante matchs cette saison, c’est costaud d’enchaîner à haute intensité, on a joué sur trois compétitions jusqu’à maintenant », rappelle El Mourabet oubliant dix rencontres à ce total, « la fin de saison se fait sentir », a reconnu Diego Moreira qui a admis ne pas être à 100 % –, il faut ajouter « l’envie ». Et les joueurs du Rayo avaient l’envie d’avoir envie : des prises à deux, de l’agressivité pour récupérer le ballon ou pour déborder. « Ils en ont eu peut-être plus que nous. On n’a pas su réagir », constate le milieu belge.

Penaltygate entre Godo et Enciso

Les absences des attaquants Joaquin Panichelli et Emanuel Emegha pour blessures ont privé le Racing d’un emmerdeur devant, d’un gars qui pèse sur la charnière voire qui s’embrouille avec celle-ci. Les Strasbourgeois ont opté pour la prise de tête entre eux : penaltygate entre Martial Godo et Julio Enciso. Le Paraguayen a finalement obtenu de tirer et l’a manqué. Car l’efficacité a aussi fui le Racing. Si l’entrée de Sebastian Nanasi a dynamisé le jeu strasbourgeois, Valentin Barco et Guéla Doué n’ont pas su égaliser. Bref, rien qui n’a permis d’embarquer la Meinau dans une folle remontada comme face à Mayence au tour précédent (0-2, 4-0).

Avec toutes ces carences et absences, « la marche était trop haute », admet l’entraîneur anglais du RCSA. Comme elle l’a été pour Liam Rosenior, coach du début de saison du Racing, parti rejoindre Chelsea en janvier et viré trois mois après.

« On a marqué un petit bout d’histoire du Racing »

« La déception, la tristesse » – dixit Diego Moreira – de cette soirée ratée ne résument pas le parcours européen du club. Il y a eu « un voyage incroyable » en Ligue Conférence où seul le billet pour visiter l’ex-Allemagne de l’Est n’a pas été composté. Et l’international belge souligne que le Racing a présenté « l’équipe la plus jeune d’Europe ». Elle a aussi réussi à être présente dans trois compétitions jusque fin avril.

Alors oui, le Racing a connu une sale soirée, et sa fin de saison en Ligue 1 (trois matchs) s’annonce chaotique et sans qualification européenne. Mais cette équipe « a aussi marqué un petit bout d’histoire du Racing », conclut Diego Moreira. Et quand on sait que le club était en cinquième division en 2011 et jouait contre Pontarlier, Schiltigheim ou Raon-l’Etape, on est prêts à accepter de rater une visite à Leipzig.