FC Nantes-PSG: Encore loupé pour le titre… Les Canaris font tomber un PSG (diminué) à côté de ses pompes

FOOTBALL Les Parisiens, très diminués, ont chuté face au FC Nantes (3-2) à la Beaujoire mercredi soir

David Phelippeau

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Kehrer a vécu un calvaire face à Waris.
Kehrer a vécu un calvaire face à Waris. — LOIC VENANCE / AFP
  • Le PSG n’avait pas perdu deux matchs d’affilée en Ligue 1 depuis 8 ans. Ce deuxième revers repousse une fois encore le huitième titre de champion de France du club parisien.
  • La défense centrale du PSG a été particulièrement mise à mal par la vitesse du duo Waris-Coulibaly et par Diego Carlos sur coups de pied arrêtés.

Pour le titre, il faudra encore repasser. Le PSG n’arrive toujours pas à finir le travail. Battus (3-2) ce mercredi soir, à Nantes, les Parisiens ne sont toujours pas couronnés. Ils avaient la possibilité de rejoindre leur adversaire du soir au nombre de titres de champion de France (8). Loupé. Laminé (5-1) à Lille dimanche, Paris a cette fois-ci bu la tasse face au FCN (14e). La seule bonne nouvelle, le PSG jouera son titre devant ses supporters dimanche (contre Monaco). Comme il y a dix jours contre Strasbourg (2-2)...

Les nombreuses absences pèsent lourd quand même

Alors, oui, le PSG était privé, mercredi soir, (prenez votre souffle) de Mbappé, Cavani, Di Maria, Marquinhos, Meunier, Neymar, Thiago Silva (blessés ou en reprise), Verratti et Bernat suspendus. Thomas Tuchel, installé en tribune de presse car suspendu, avait couché d’ailleurs seulement 16 noms sur la feuille de match. Au coup d’envoi, c’est une jeune équipe expérimentale qui est alignée par l’Allemand : 24 ans et demi (sans compter Buffon) de moyenne d’âge. Une formation inexpérimentée dans l’élite du foot français : un peu plus de 11 matchs de L1 en moyenne par joueur. Pour autant, les Nkunku, Diaby, Paredes, Nsoki (pour ne citer qu’eux) n’auraient-ils pas néanmoins leur place au FC Nantes ? Sans doute. La prestation de ces joueurs et des cadres (Buffon, Draxler, etc.) fut laborieuse. Seul lot de consolation : la réduction de l’écart du jeune Guclu.

Pas un pour rattraper l’autre

Si on ne devait en sauver qu’un seul du naufrage, on rattraperait par le col Dani Alves. Parce que c’est lui qui avait mis le PSG sur la voie du succès et du titre grâce à un magnifique tir dans la lunette de Dupé (19e, 0-1). Pour quasiment tous les autres, zéro pointé. Derrière, tout particulièrement. La charnière Kehrer-Kimpembe a été souffreteuse tout le match face à la vitesse de Waris et Coulibaly. Juste avant la pause, le défenseur central allemand s’est fait manger par Coulibaly, ce qui amène le deuxième but nantais (44e, 1-2). En deuxième période, Waris lui a donné le tournis sur quasiment chaque offensive. Enfin, sur les coups de pied arrêtés, Nantes s’est régalé. En attestent les deux buts inscrits par Diego Carlos sur corner (22e et 51e).

Une fin de saison à l’agonie pour Paris

Quand le PSG avait-il perdu deux matchs d’affilée en Ligue 1 ? Une éternité. Il faut remonter à novembre 2011. Les hommes de Thomas Tuchel semblent avoir complètement perdu le fil de leur saison. L’attitude de cette équipe bis – on le répète très diminuée – a fait peur à voir. Sans la carotte de la Ligue des champions, beaucoup de joueurs semblent démobilisés. A la Beaujoire, même les supposés cadres ont failli. A la 58e, Buffon, sorti loin de son but, relance pour Paredes, qui perd le ballon. Le Nantais Coulibaly tente une frappe de 40 m... sous les yeux d’un Buffon repartant vers sa cage en marchant. Consternant.