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Gérald, le dernier de la fratrie Ayayi écrit «sa propre histoire» aux JSA

Bordeaux : A 17 ans, Gérald, le petit dernier de la fratrie Ayayi écrit «sa propre histoire» aux JSA

BASKETLe jeune Bordelais essaie de suivre les pas de son frère et surtout de sa grande sœur
Clément Carpentier

Clément Carpentier

L'essentiel

  • Les Ayayi sont maintenant trois sur les parquets avec Valériane, Joël et donc Gérald.
  • Le petit dernier a connu plusieurs échecs avant d’avoir sa chance aux JSA Bordeaux Métropole.
  • En plein apprentissage, il n’a pas encore pris de décision sur son avenir à court terme.

C’est depuis le banc de touche ce mardi soir que Gérald Ayayi voit l’expérimenté Aldo Curtis (près de 200 matchs de ProA) inscrire le panier de la victoire pour les Alsaciens de Souffelweyersheim face aux JSA Bordeaux Métropole dans ce match de Nationale 1 (troisième division française). Une action de grande classe. Une action dont le (très) jeune meneur de jeu sera peut-être lui aussi capable dans quelque temps. Mais pour le moment, il est surtout là pour « apprendre, apprendre et encore apprendre » comme il aime le répéter. Et ainsi se faire sa place au plus haut niveau.

Gérald Ayayi ne sait pas encore s'il poursuivra l'aventure avec les JSA la saison prochaine.
Gérald Ayayi ne sait pas encore s'il poursuivra l'aventure avec les JSA la saison prochaine.  - JSA Bordeaux Métropole

Pour ça, il a de bons exemples à suivre. Celui de son frère, Joël, joueur de NCAA (championnat universitaire américain) et surtout celui de sa grande sœur, Valériane, internationale française et qualifiée encore cette saison pour le Final Four de l’Euroleague avec son équipe de Prague. « Gérald, c’est un peu le petit dernier de la famille (avec sa jumelle), il a suivi nos traces mais ça a toujours été un peu plus difficile pour lui car il a mis du temps à grandir. Beaucoup de portes se sont refermées devant lui alors que le niveau, il l’avait ! C’était très frustrant », explique-t-elle aujourd’hui.

A lui d’écrire sa propre histoire

Par exemple, il n’est pas passé par l’Insep (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance) et les équipes de France jeunes comme les deux plus grands de la fratrie. Gérald Ayayi écrit donc « sa propre histoire et c’est très bien comme ça. Les échecs, ça rend encore plus fort et puis, on ne m’a jamais mis la pression pour réussir à tout prix dans le basket. » D’ailleurs après ce match en semaine, il ne s’attarde pas. Demain matin, il y a cours pour celui qui passe son baccalauréat scientifique en juin prochain. L’emploi du temps est donc bien chargé.

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Malgré tout, à 17 ans, le meneur de jeu joue déjà régulièrement en Nationale 1. Une petite dizaine de minutes en moyenne par match cette saison. « Il est en plein apprentissage avec des hauts et des bas. Il doit trouver de la constance mais il est capable de belles prestations comme à La Rochelle, il n’y a pas si longtemps. Petit à petit, il gratte des minutes sur le terrain avec comme objectif de continuer à grandir » pour Jérémy Sarre, le directeur général des JSA Bordeaux Métropole.

Son avenir encore en suspens aujourd’hui

Mais où va-t-il continuer à grandir ? A Bordeaux où Gérald Ayayi « a tout vécu » ou bien ailleurs ? « C’est encore trop tôt pour le dire mais je ne me vois pas forcément traverser l’Atlantique » affirme-t-il du haut de son mètre quatre-vingt-huit. Pour sa grande sœur, Valériane, qui le « suit de très près même si peu de matchs sont télévisés, le principal c’est qu’il joue car à cet âge, c’est très important. Après est-ce qu’il doit continuer à le faire face à des adultes en Nationale 1 ou plutôt intégrer un centre de formation pour jouer contre des jeunes de son âge… On réfléchit tous ensemble pour prendre la meilleure décision. »

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Aux JSA, Jérémy Sarre pense que « le projet du club correspond aux attentes de Gérald (Ayayi) après faudra voir où il en est lui. Mais, je ne vois pas pourquoi, il ne continuerait pas avec nous… » Pour l’instant, le jeune Bordelais « veut avant tout terminer la saison le plus fort possible avec l’équipe. » Pour ça, il faudra repartir de l’avant dès samedi soir à Saint-Vallier. Mais se relever après un échec, Gérald Ayayi sait faire !