Bordeaux: «J'adore la France», Richie Gordon poursuit son périple hexagonal avec les JSA

BASKET Après Angers, Blois et Caen, l’Américain a posé ses valises en Gironde

Clément Carpentier

— 

L'Américain Richie Gordon balle en main.
L'Américain Richie Gordon balle en main. — JSA Bordeaux Métropole
  • Richie Gordon joue maintenant plus de cinq ans en France.
  • L’intérieur américain des JSA est une sorte de porte-bonheur car il a toujours permis à ses équipes d’accéder au niveau supérieur (de la Nationale 1 à la Pro B).
  • Le club, lui, est bien parti pour se qualifier pour la deuxième phase de la saison.

« Bonjour, ça va ? », les dreadlocks attachées Richie Gordon se fait un plaisir de nous accueillir avec quelques mots de français. La langue de Molière, il la comprend : « Je parle un peu mais c’est plus difficile », glisse-t-il alors qu’il répondra à certaines questions sans avoir besoin de la traduction. L’intérieur américain des JSA Bordeaux Métropole commence à bien connaître la France. Depuis 2013, il passe la plupart de son temps sur les parquets de l’Hexagone.

Celui qui « a commencé le basket assez tard à 16/17 ans et n’avait pas forcément envie d’en faire son métier » et déjà passé par Angers, Blois ou Caen ces dernières saisons après avoir connu l’Angleterre et la Suisse. « J’adore la France ! C’est pour ça que je reviens à chaque fois. Je me sens bien dans votre pays. L’environnement, les gens sont sympas. Je me sens un peu Français », avoue le solide gaillard de plus de deux mètres originaire d’Atlanta. Et il faut dire que Richie Gordon et la France, ça fonctionne plutôt très bien.

Un vrai porte-bonheur

En effet, le garçon est une sorte de porte-bonheur pour ses clubs. Il participe à chaque fois à leur accession au niveau supérieur, c’est-à-dire à la Pro B : Angers en 2014, Blois en 2016 et Caen en 2018. Il a même été élu meilleur joueur du championnat lors de deux premières montées. Malheureusement pour lui, l’Américain n’a jamais eu vraiment la chance de confirmer à l’étage supérieur : « Non, ce n’est pas frustrant d’avoir dû quitter ces équipes. C’est le business qui est comme ça. Il faut l’accepter », assure-t-il avec le sourire. Tant mieux pour Bordeaux qui a pu le récupérer l’été dernier.

Richie Gordon avec le meneur de jeu des JSA, Sébastien Cape.
Richie Gordon avec le meneur de jeu des JSA, Sébastien Cape. - JSA Bordeaux Métropole

« Quand, on nous a proposé Richie (Gordon), on n’a pas trop réfléchi. On nous a dit qu’il avait récupéré de ses blessures. C’est un joueur référencé qui peut apporter pas mal de points et en plus, il connaissait le pays, ça aide pour l’acclimatation », rappelle Jérémy Sarre, le directeur sportif des JSA Bordeaux Métropole. L’intérieur est aujourd’hui le meilleur marqueur de son équipe (12 points par match) le deuxième rebondeur (cinq rebonds par match) alors que le club est en passe de se qualifier pour la deuxième phase du championnat de Nationale 1, le troisième niveau français.

« Je suis bien ici alors pourquoi pas rester ? »

Reste à savoir s’il portera aussi bonheur à Bordeaux ? Lui en est persuadé « que le club peut viser la montée dès cette saison » car « il y a de bons joueurs et l’équipe progresse à chaque match. » De son côté, Jérémy Sarre espère surtout que son joueur « va prendre moins de fautes techniques car ça engendre des suspensions » et dans une fin de saison, c’est toujours un peu problématique.

En cas d’échec cette saison, l’Américain pourrait tout de même retenter sa chance avec Bordeaux l’année prochaine : « Je suis bien ici alors pourquoi pas rester ? Après je ne maîtrise pas tout (rires). » Au pire, il sera sûrement possible de recroiser Richie Gordon sur un autre parquet de l’hexagone car la France semble bien être devenue sa deuxième maison.