SCO-OM: Rudi Garcia a-t-il sauvé sa peau en prenant une décision forte à la pause?

FOOTBALL L'OM réalisant une première mi-temps indigne de son statut, le coach a décidé de changer les choses...

David Phelippeau

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Rudi Garcia.
Rudi Garcia. — Jean-François MONIER / AFP
  • Baladés en première mi-temps à Angers, les Marseillais ont su égaliser et arracher le nul (1-1) samedi soir.
  • L’entraîneur marseillais Rudi Garcia a fait le bon choix à la pause en faisant entrer Ocampos et Sarr.

Au pied du sapin, un maintien (sur le banc). « A la pause, peu de gens auraient parié sur nous pour ne pas perdre… » Et beaucoup auraient misé gros sur une valse du coach de l’OM, Rudi Garcia. Samedi soir, les Marseillais - auteurs d’un nul (1-1) finalement à Angers - ont été complètement « mangés » en première mi-temps. « Nullisimes », pestaient, consternés, certains journalistes sudistes autour du buffet angevin. Sans un Mandanda de gala (et le poteau), l’OM aurait pu être mené minimum 2-0. Minimum. « La première mi-temps a été difficile pour nous, commente le portier marseillais, Steve Mandanda. On a de la réussite car à la mi-temps le score aurait pu être plus sévère. »

« Il est lâché par ses joueurs ? Ce n’est pas possible ! », se demandaient de nombreux observateurs. Une défense fébrile, un jeu sur les côtés inexistant, une attaque absente (Mitroglou a touché 3 ballons en 45 minutes !), aucun liant dans le jeu. L’OM avait la mine d’un relégable et Garcia celle d’un (quasi) condamné.

Double changement, choix gagnant

« Les entrants nous ont fait beaucoup de bien », analyse le coach olympien, qui a peut-être pris sa meilleure décision de la saison. Il a renvoyé sur le banc Lopez et Mitroglou et il a lancé dans la bataille Ocampos et Sarr. Pas de quoi monter au plafond non plus, mais l’OM a retrouvé de la vie et de l’envie dans le sillage des deux entrants. Thauvin a été replacé dans l’axe entouré de Sarr et Ocampos. Rudi Garcia pouvait souffler : « C’est bien de voir l’OM réagir comme ça en deuxième période et enfin mettre ce qu’il faut sur le terrain dans tous les domaines : défensif, au niveau de l’agressivité, de la cohésion et puis du jeu. C’est là-dessus qu’on doit construire, on sait qu’on a un déficit de confiance en ce moment. »

Sarr et Ocampos ont apporté leur vitesse, mais surtout leur grinta. Ils ont su emmener dans leur sillage la formation marseillaise. Mandanda, impeccable, s’est alors senti moins seul à l’autre bout du terrain. A la 84e, Thauvin s’est arraché et envoyé un missile… sur Sarr. « Il me l’a mise assez forte sur ma poitrine », raconte ce dernier. Et le ballon est entré dans la cage de Boucher, le gardien de but angevin. Un but peu académique, mais qui donné du crédit au choix fort effectué par Rudi Garcia à la pause. Et un peu de répit aussi.