L’abécédaire de l’Euro
EURO2008 – 20minutes.fr se refait l’Euro...PK, AM (à Vienne)
Vous étiez à la plage tout le mois, vous n’avez rien suivi de l’Euro? Pas grave, 20minutes.fr vous raconte le meilleur et le pire de l’Euro en quelques lettres.
A comme… Archavine. L’attaquant russe, suspendu lors des deux premiers matchs, a transformé son équipe. En point d’orgue, une partie splendide en quart de finale face aux Pays-Bas (3-1, après prolongations), signée d’un but et d’une passe décisive. Mais un trou noir au tour suivant face à l’Espagne, alors que la rumeur prétend qu’il a passé son après-midi à négocier son transfert à… Barcelone.
B comme… Ballack. Le milieu de terrain de Chelsea a enfin pris les clés de la sélection. Décisif, mais poissard. Un temps incertain pour la finale, (suspendu, il avait regardé celle de 2002 sur le banc), Ballack devrait finalement jouer.
C comme… Canicule. Si les débuts de l’Euro ont été pluvieux, la fin de la compétition, surtout à Vienne, a été marqué par des températures allant jusqu’à 35° degrés. Ca n’a pas empêché l’Espagne de vaincre la Russie (3-0). Les Bleus pouvaient se plaindre des 24° de Zurich, face à la Roumanie (0-0).
D comme… Domenech. Un show permanent, beaucoup de flottement, et pour finir, une demande en mariage complètement incongrue, en direct à la télé. On n’a jamais pu saisir Domenech pendant cet Euro, mais il n’a pas donné l’impression d’avoir pris en main l’Euro non plus.
E comme… Ernst Happel. Le stade de Vienne, le seul à ne pas avoir été construit pour la compétition, c’est un peu comme un vieux beau de 50 ans qui mettrait des talonnettes. Il a bien tenté de se refaire une beauté, mais la piste d’athlétisme éloignant le terrain des tribunes a gâche l’ambiance.
F comme… Flamini. Viré un jour, rappelé le lendemain, le milieu du Milan AC a fait les frais de la communication très étrange au sujet de la blessure de Patrick Vieira. Dommage, on aurait bien aimé le voir sur le terrain.
G comme… Guus Hiddink . Quel sorcier ce Guus! Après les Coréens et les Australiens, il transforme d’inconstants Russes en machine de guerre et ressuscite le football soviétique. Mais le miracle ne dure qu’un temps, et la fameuse âme slave ressurgit en demi-finale.
H comme… Hup Holland. Une marée orange à Berne et à Bâle. La fête, comme seul le football arrive à en créer.
I comme… Incassable. Une côté cassée? Tant pis, l’indispensable Torsten Frings veut jouer. C’est aussi ça, la solidité allemande.
J comme… Jogi. Joachim Löw, la classe germanique. Chemise cintrée, col roulé, mocassins italien, et prépration mentale californienne. L’homme qui a réussi à refaire rimer Allemagne avec victoire.
K comme… Kobi Kuhn. Le sélectionneur suisse a vécu un Euro terrible, ses joeurs balottés sur le terrain, et surtout sa femme dans le coma à l’hôpital.
L comme… Loukoum. Les Turcs savant recevoir. La preuve, avant chacun de leur point-presse, ils ont mis à la disposition des journalistes un buffet de pâtisseries locales. Sympa.
M comme… miracle. Fatih Terim l’a répété plusieurs fois, il ne croit pas aux miracles. Et pourtant, comment qualifier autrement l’exploit de ses joueurs qui sortent la Suisse, la République tchèque et la Croatie à chaque fois dans les dernières secondes du match.
N comme… Neustift. La petite ville tyrolienne a accueillie l’Espagne pendant trois semaines. La Seleccion s’y est forgé un vestiaire, au milieu d’habitants qui ont transformé ce petit morceau du Tyrol en annexe de l’Andalousie.
O comme… Osterreich. L’Autriche ne s’est pas passionnée pour son Euro. Le pays a tout juste frémi le temps du choc face aux voisins Allemands. Organiser la compétition dans un pays de foot, c’est quand même mieux.
P comme… Petr Cech. Le gardien tchèque avait l’honneur de voir son portrait orner la grande roue du Prater, à Vienne. Mais sa faute de main lors du dernier match de poule contre les Tchèques a relancé la Turquie. Et condamné son équipe.
Q comme… Que dalle. Zéro point pour les champions d’Europe en titre. Les grecs n’ont mis qu’un but, et sortent de cet Euro par la toute petite porte.
R comme… Respect. On avait un peu rigolé quand l’UEFA avait annoncé vouloir placer la compétition sous le signe du respect. Trente matchs et quasiment aucun mauvais geste plus tard, on est bien obligé de tirer notre chapeau à l’UEFA.
S comme… Seven Nation Army. Le tube des White Stripes a été adoubé par l’UEFA, qui l’a passé avant chaque match. Une vraie réussite. Po-popo-po-popo-po…
T comme…TikiTaka. Le surnom du jeu de l’Espagne, tout en passes courtes et en mouvement. Un petit mensonge aussi, puisqu’au fur et à mesure que la Roja passait les tours, le Tiki Taka a été remisé dans les vestiaires.
U comme… UEFA. L’organisateur a semble-t-il réussi son pari : faire de cet Euro le plus rentable de l’histoire. Mais pour la ferveur et l’engouement dans les pays hôtes, on repassera.
V comme… Vastic. Le doyen de la compétition. L’attaquant autrichien, bientôt 39 ans, a été le sauveur de son équipe en marquant le penalty de l’égalisation face à la Pologne (1-1). Le lendemain, «Danke Ivo» barrait la une des journaux locaux.
W comme… Wurst. Une institution. La saucisse a été la star de la compétition, de Bâle à Vienne. Avec des variantes plus ou moins étranges. Wurst au raifort, Wurst au fromage…
X comme… Xénophobe. A Klagenfurt, dans le sud de l’Autriche, l’Euro a enregistré le seul véritable couac côté supporteurs. 130 Allemands interpellés pour des chants nazis en pleine rue. Pour le reste, tout fut très calme, beaucoup plus que prévu, en tout cas.
Y comme… Ya rien ici. On a rien trouvé, mais on vous fait confiance dans les commentaires.
Z comme… Zurich. L’histoire retiendra que c’est dans la ville des banques que l’équipe de France a enterré ses derniers espoirs, face à l’Italie. En espérant que cette désillusion soit le point de départ d’une nouvelle histoire.


















