Combien vaut maintenant Andreï Archavine sur le marché des transferts? Et qui va avoir les moyens de se payer le joueur du Zenit Saint-Pétersbourg? Après son récital face aux Pays-Bas, Dick Advocaat, le technicien néerlandais, son coach en club, a intelligemment fait monter les enchères: «Andrei nous a fait part de ses envies de changer de club. (...) A ce jour, au rayon des offres, c'est plutôt calme.»
Plus pour longtemps, sans doute, car les recruteurs de toute l’Europe ont vu le petit prodige d’1m72 éliminer les Pays-Bas à lui tout seul, ou presque, lors d’une prolongation exceptionnelle.
«Je ne l’ai pas remplacé, parce qu’il a déjà eu ses vacances»
De quoi comprendre pourquoi Guus Hiddink n’a jamais cherché à faire sortir Archavine, pourtant supposé être à court de rythme: «Je ne l’ai pas remplacé, parce qu’il a déjà eu ses vacances, il fallait qu’il se rattrape (Archavine était suspendu pour les deux premiers matchs de l’Euro). A la fin, tout le monde est presque mort, mais si vous avez Archavine sur le terrain, vous savez que les Néerlandais vont se focaliser sur lui.» A juste titre d’ailleurs.
«Il sait trouver les frontières de son jeu»
Car en un centre venu d’ailleurs, et en une échappée belle, Archavine a montré au grand public pourquoi le petit monde du football le considère comme la révélation de l’année: «On l’a vu face à la suède, même s’il n’était pas en forme, décrypte Guus Hiddink, poétique. Il est très doué. Il sait dribbler dans la défense, jouer à la limite. Il sait trouver les frontières de son jeu.»
Sans compter que le garçon a aussi horreur de perdre. «Son mental est fantastique aussi, admire toujours Hiddink. Vu son talent, il pourrait être difficile à gérer, mais c’est si facile de bosser avec lui, c’est un gagneur-né.»
Reste à prouver lors des deux prochains matchs que la grande Russie est de retour, et que son tsar s’appelle Andreï.