VIDEO. JO-2024: La Bretagne ne manque pas d'arguments pour accueillir les épreuves de surf

GLISSE Son spot de La Torche (Finistère) espère accueillir cette nouvelle épreuve olympique…

Camille Allain

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Le spot de La Torche, dans le sud Finistère, haut lieu du surf en Bretagne.
Le spot de La Torche, dans le sud Finistère, haut lieu du surf en Bretagne. — COLLIOT BRUNO/SIPA
  • Le surf connaît une nouvelle dynamique ces dernières années en Bretagne, porté par des résultats encourageants.
  • Le spot de La Torche, dans le Finistère sud, est candidat pour accueillir cette nouvelle épreuve olympique aux JO de 2024.
  • Trois Bretons vont s’aligner sur le circuit européen la saison prochaine.

« Quand on descend dans le Sud-Ouest, on nous demande toujours s’il y a des vagues en Bretagne. Ça fait dix ans que j’entends ça. » Ian Fontaine a grandi à Quimper, où il vit toujours. Actuel 13e meilleur surfeur français, le Breton de 25 ans a fait le choix de rester au pays quand il était ado, là où beaucoup préfèrent rejoindre Hossegor et le pôle espoir français. Dix ans plus tard, il ne le regrette pas. « Quelque chose se passe en Bretagne. On a de plus en plus de bons surfeurs qui font des résultats en compétition et les structures suivent, grossissent. Ce n’était pas la même chose quand j’ai commencé. »

Avec son ami de longue date Gaspard Larsonneur, Ian Fontaine fait partie des porte-drapeaux du surf breton. Pris par ses études de podologie qu’il va bientôt boucler, le Quimpérois n’avait « pas assez de temps » pour se consacrer à son sport à 100 %. Mais tout va changer. Avec son pote d’enfance et le jeune espoir Théo Julitte, ils vont se lancer l’an prochain à l’assaut du WQS, l’équivalent de la deuxième division mondiale. « On espère faire un maximum d’épreuves européennes pour se tester. C’est un risque car cela demande du temps et de l’argent, mais on ne veut rien regretter », poursuit Ian Fontaine. Le circuit européen va devoir s’habituer à voir le trio breton débarquer.

« Une nouvelle dynamique »

Cet enthousiasme est tout sauf une surprise. Depuis quelques années, le surf breton est entré « dans une nouvelle dynamique », selon Stéphane Ibarboure. Originaire du sud-ouest, le président de la ligue régionale fait tout depuis son élection il y a deux ans pour faire connaître sa région adoptive. « Nous accueillerons un cadre technique cet été qui sera chargé du suivi des compétiteurs. C’est une première dans la région. »

Ce professeur d’EPS donne aussi des cours dans son lycée de Quimperlé, où le surf est devenu une épreuve du bac il y a trois ans. « Il y a un gros travail mené avec les écoles de surf et on voit que les jeunes sont demandeurs, ils veulent faire comme les grands. » Les 9 et 10 juin, les meilleurs d’entre eux s’affronteront sur les vagues de Guidel (Morbihan) à l’occasion des championnats de Bretagne espoirs. « On a des jeunes qui se placent sur les podiums. Les Aquitains ne sont plus intouchables », savoure le président de la ligue. Il y a quelques semaines, la jeune Maëlys Jouault s’est même imposée à Biscarrosse, dominant une autre Bretonne en finale.

La Torche candidate pour les JO de 2024

Sport olympique pour la première fois au Japon en 2020, le surf pourrait également permettre à la Bretagne de se faire un nom. Son spot mythique de La Torche (Finistère), qui a accueilli les meilleurs espoirs mondiaux en mai, vient de postuler pour accueillir l’épreuve lors des JO de Paris en 2024​. « Il y a de la concurrence. Mais si on cherche des vagues régulières sur une dizaine de jours d’affilée, La Torche, ça peut être un des meilleurs spots français. Moi, j’y crois », livre Ian Fontaine.