PSG-Real Madrid: «Si l’arbitre doit se tromper, autant que ce soit en notre faveur », plaisante Dani Alves

FOOTBALL Le latéral brésilien nous a réconcilié avec la conférence de presse avant le match retour contre le Real Madrid en Ligue des champions…

J.L.
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Dani a mangé des épinards.
Dani a mangé des épinards. — FRANCK FIFE / AFP

Exceptionnel Dani Alves. Le Brésilien ne fait pas souvent l’effort princier de s’adresser au suiveur, mais quand il est obligé de s’y coller, on sent le gars qui n’a pas grand-chose à cirer des convenances. L’assistance était encore endormie du passage d’Emery qu’elle s’est réveillée en sursaut pour le Brésilien, qui avait déjà fait se poiler tout le monde en jouant à Popeye quand il a compris qu’une question adressée à l’entraîneur espagnol consistait, dans la réponse, à cirer les pompes de son latéral droit.

Ensuite, Dani les yeux de loups s’est fait plaisir. Le passage qu’on a préféré ? Quand il a fichu en l’air toute la stratégie médiatique de l’état-major parisien, qui consiste en gros depuis gros jours à réclamer un autre arbitrage qu’à l’aller, puisque tout ira tout seul à partir de là. Dani aux platines :

« Si le match doit se décider sur une erreur de l’arbitre, autant que ce soit en notre faveur, comme ça tout le monde sera content. Nous, on se limite à faire notre boulot, le reste ça fait du travail et des polémiques pour vous. Moi je n’aime pas les excuses. Quand on parle trop de l’arbitrage, c’est qu’on a mal fait quelque chose par ailleurs ».

Prends ça Antero, Prends ça Unai, Prends ça Nasser. La suite a été du même niveau, digression philosophique (et bondieusesque) comprise sur le sens de la vie après une relance sur la mort soudaine du capitaine de la Fiorentina dans sa chambre d’hôtel. Pour ce qui nous intéresse, on a senti l’ancien joueur du Barça dans sa façon de parler du Real. Un grand club mais une petite équipe qui vit surtout de rapines et de coups de semonces à l’orgueil, comme à l’aller.

« Le match à Bernabeu nous fait penser qu’on peut passer. On a été supérieurs au Real là-bas en termes de jeu et de situations, mais dix minutes, ça suffit au Real pour tout changer. Il faut prolonger tout ce qu’on a fait de bien là-bas pendant 80 minutes un quart d’heure de plus, et nos chances de se qualifier augmenteront ».

Pour finir, petite question sur le rôle qui peut être le sien dans cette croisade parisienne, étant donné que Dani compte plus de Ligues des champions que l’ensemble des parisiens et tout leur arbre généalogique réuni. Est-ce qu’il sent venir la remontada, lui qui en a réussi quelques-unes dans sa modeste carrière ?

« Ce qui manque au PSG pour exister en Europe, c’est de passer ce genre de confrontations. Pour l’instant, les autres clubs pensent qu’on signe à Paris parce qu’on touche un bon salaire et qu’on vit dans une belle ville. Le PSG a pour l’instant connu des limites dans cette compétition, et l’heure de les dépasser est venue pour grandir en tant que club. C’est pour ça que je suis venu ici, participer à ce changement ».