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XV de France: Alors, il s'est dit quoi à cette super réunion entre le staff et les coachs du Top 14?
RUGBY•Le nouveau staff des Bleus a reçu les entraîneurs du championnat pour réfléchir aux moyens de relancer le XV de France…Nicolas Camus
L'essentiel
- Le staff de l’équipe de France a convié les entraîneurs du Top 14 à Marcoussis, lundi.
- Le but était de mettre tout le monde autour de la table pour évoquer l’avenir des Bleus.
- Le dialogue doit être permanent entre les clubs et le XV de France pour mettre les joueurs dans les meilleures dispositions possibles.
L’urgence… et l’inconnue. Ça fait beaucoup pour un seul homme, mais comme il l’a rappelé lundi au Centre national de rugby de Marcoussis, Jacques Brunel n’a pas le choix. Le nouveau sélectionneur du XV de France a un immense chantier devant lui, et il va devoir aller vite. Le Tournoi des VI Nations est dans un mois, et surtout la Coupe du monde dans moins de deux ans.
Passons sur le Tournoi 2018, que le nouveau staff abordera comme il peut. La véritable réflexion que doit mener Brunel porte sur les vingt mois à venir. Bernard Laporte a découvert semble-t-il avec étonnement en décembre que la fameuse « grande famille du rugby » était désunie et que ça n’aidait pas l’équipe de France. A l’ancien entraîneur de Bordeaux-Bègles et son trio d’adjoints Ellisalde-Bonnaire-Bruno de rabibocher tout le monde. Rien que ça.
Lundi, à Marcoussis, c’était donc Noël après l’heure. Tous les coachs de Top 14 étaient conviés pour une grande réunion de travail autour du XV de France. Seuls trois ont manqué à l’appel, Christophe Urios (Castres), Adrien Buononato (Oyonnax) et Vern Cotter (Montpellier) - ce dernier était représenté par son manager sportif Davy Kanhye. Les échanges ont duré plus de trois heures, et tous ceux croisés à la sortie s’en disent satisfaits.
« Quelque chose qui va s’inventer, se construire jusqu’à la Coupe du monde »
« Ce n’est pas quelque chose dont on a l’habitude, on est plutôt en concurrence toute la saison avec les autres staffs et on a rarement l’occasion d’échanger dans ces conditions, raconte le Clermontois Franck Azéma. Là on a pu le faire, c’est une bonne initiative. On n’est pas obligé d’être d’accord sur tout mais parler ensemble, c’est positif. »
Pas grand-chose de très concret n’en est sorti, mais ce n’était pas forcément le but recherché. « On a tout mis sur la table, pour chercher des solutions sur un temps long. C’est quelque chose qui va s’inventer, se construire jusqu’à la Coupe du monde, rapporte Jacques Brunel. L’objectif, c’est mettre le joueur au centre du dispositif. »
Une dizaine de thèmes ont été abordés, comme la préparation physique, le suivi médical, la liste élite ou les vacances pour les joueurs par rapport au nombre de minutes jouées. Le « pool d’entraîneurs tournant » en soutien du staff des Bleus, annoncé par Laporte et Brunel, ne semble pas près de voir le jour. Mais les coachs qui le veulent pourront venir en observateur pendant le Tournoi, sur une ou deux journées, et ensuite faire part de leur ressenti au staff. « C’est déjà beaucoup », souffle Fabien Galthié, qui fait partie de ceux qui ont « trop de travail pour intervenir plus ».
Après le Tournoi, pendant les trois mois qui précéderont la tournée de juin en Nouvelle-Zélande, ce seront Jacques Brunel et ses adjoints qui feront cette fois le tour des popotes. Quoi d’autre à retenir ? « Il va y avoir plus de souplesse sur le fait que joueurs peuvent revenir en club s’ils ne sont pas sollicités, on va avoir aussi une base [informatique] commune pour faire remonter les infos médicales et la préparation physique sera laissée à la responsabilité des clubs », énumère Azema.
C’est peut-être là la décision la plus importante prise lundi. L’été dernier, les internationaux avaient effectué leur préparation dans leur club mais à l’écart des autres et suivant les directives des coachs du XV de France. Les bouillies de novembre ont montré que ça n’avait pas fonctionné, pour le dire gentiment. Il n’y a pas que ça, mais c’est toujours un début.


















