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Cette exoplanète située à 64 années-lumière de nous sent l’œuf pourri

Le télescope James Webb révèle l’odeur probable d’une exoplanète très lointaine

ESPACEGrâce au télescope James Webb, les scientifiques ont identifié qu’une lointaine exoplanète abritait une grande quantité de sulfure d’hydrogène, une molécule connue pour son odeur nauséabonde
20 Minutes avec agence

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Une exoplanète qui sent l’œuf pourri… C’est la très sérieuse découverte qu’ont faite des chercheurs américains, qui ont détaillé leur trouvaille dans une étude publiée le 8 juillet dans la revue Nature. Grâce au télescope James Webb, les astronomes ont en effet découvert sur une exoplanète la présence d’une molécule : le sulfure d’hydrogène, rapporte CNN.

C’est sur l’exoplanète HD 189733 b, située à 64 années-lumière de la Terre, que les chercheurs ont relevé la trace de cette molécule à l’odeur nauséabonde. La géante gazeuse intrigue les scientifiques en raison de ses conditions extrêmes : dix fois plus grosse que Jupiter, elle orbite très près de son étoile, avec des températures atteignant 926 °C et des vents de 8.000 km/h, relaie Korii.

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Un modèle de géante gazeuse

Ces caractéristiques en font une référence pour l’étude des atmosphères exoplanétaires. « Le soufre est un élément essentiel à la construction de molécules plus complexes », explique Guangwei Fu, astrophysicien et auteur principal de l’étude. « Comme le carbone, l’azote, l’oxygène et le phosphate, les scientifiques doivent l’étudier davantage pour comprendre pleinement comment les planètes sont constituées et de quoi elles sont faites. »

Outre le sulfure d’hydrogène, les chercheurs ont identifié sur HD 189733 b de l’eau, du dioxyde de carbone et du monoxyde de carbone. Ils supposent que ces éléments pourraient donc être courants sur les géantes gazeuses en dehors de notre système solaire. Selon Guangwei Fu, cette découverte ouvre une « nouvelle fenêtre spectrale pour l’étude de la chimie du soufre atmosphérique des exoplanètes ».