Cosmo Vision : Les lunettes GPS pour cyclistes avec affichage tête haute tiennent-elles la route ?

MOBILITE CONNECTEE Les lunettes connectées Cosmo Vision, que « 20 Minutes » a testé, veulent guider deux-roues et piétons pour leurs trajets du quotidien

Christophe Sefrin
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On a testé les Cosmo Vision, les lunettes GPS pour deux roues — 20 Minutes
  • Avec ses Cosmo Vision, la firme d’accessoires pour la sécurité des deux roues Cosmo Connected propose des lunettes connectées avec un système d’affichage tête haute.
  • Appairées à un smartphone, les lunettes affichent les changements de direction à opérer et de nombreuses autres informations, comme la vitesse, le temps restant…
  • Vendues 489 euros, elles restent très chères bien que pratiques. Leur base GPS a encore besoin, elle, d’être améliorée.

L’accessoire de guidage qui manquait aux cyclistes, usagers de trottinettes, nono roues et piétons est peut-être arrivé ! Son nom : Cosmo Vision. Développées par la firme française Cosmo Connected qui en connaît déjà un rayon en matière de sécurité à deux roues, ces lunettes connectées proposent un système d’affichage tête haute pour nous guider dans nos déplacements. A l’assaut du bitume, 20 Minutes les a testées.

Les lunettes pour cyclistes avec affichage GPS tête haute Cosmo Vision.
Les lunettes pour cyclistes avec affichage GPS tête haute Cosmo Vision. - COSMO CONNECTED

Affichage tête haute

Quiconque a déjà testé le guidage GPS par smartphone en rivant son terminal sur le guidon de son vélo ou de sa trottinette l’a souvent fait la peur au ventre. Peur de la chute et de la casse, peur du vol à l’arrache, mais aussi peur de l’accident alors que l’on regarde son écran pour trouver son chemin. Les lunettes connectées Cosmo Vision permettent d’éviter ces tracas.

Connectées à une application, ces binocles légères (40 grammes) au look sportif intègrent un système d’affichage tête haute, comme le font certains pare-brise de voiture. L’idée est ici d’afficher en temps réel les informations essentielles à leur utilisateur pour le guider sereinement d’un point « A » à un point « B ».

Des bugs logiciels

Leur essai s’avère (presque) concluant. Simples à mettre en œuvre (il suffit de les recharger afin qu’elles soient prêtes pour 12 heures d’emploi, puis de les appairer), les lunettes Cosmo Vision peuvent être utilisées à deux roues, mais aussi à pieds. Il convient simplement de saisir l’adresse du lieu où l’on souhaite se rendre, de valider son choix puis de se laisser guider.

Petit problème : il est primordial de saisir l’adresse exacte du lieu où l’on souhaite se rendre. Bien que géolocalisés par notre smartphone, impossible en indiquant « Mairie », de voir l’hôtel de ville le plus proche immédiatement proposé par l’application. Au lieu de cela, des adresses improbables dans les départements 27, 91 ou 76 nous sont proposées… alors que l’on est dans le 95 ! Par contre, en indiquant le numéro, la rue et la commune désirée, l’application s’exécute sans problème.

« Il y a des bugs logiciels que nous sommes en train de corriger, on ne s’inquiète pas », rassure Armin Batouméni, le CTO (responsable technique) de Cosmo Connected, alors que nous l’avons justement interpelé sur ce sujet. Dommage que ces bugs n’aient pas été résolus avant la commercialisation du produit…

Affichage discret

L’affichage des informations relatives à notre trajet s’effectue en haut, à gauche, à l’intérieur du verre droit des lunettes. Il est de taille réduite (quelques millimètres carrés), mais suffisamment lisible. Malgré des problèmes de presbytie, cet affichage avec des lettres, des chiffres et symboles (flèches, ronds ponts, etc.) ne nous a posé aucun problème de lecture. Atout : il n’est absolument pas invasif et n’encombre pas la vue. En étant déporté dans un coin du verre, il suppose un simple coup d’œil dès que besoin. C’est un bon point pour la sécurité.

Les lunettes Cosmo Vision sont lancées à 489 euros.
Les lunettes Cosmo Vision sont lancées à 489 euros. - COSMO CONNECTED

Directions à prendre, distance avant changement de direction au mètre près, nom de rue, mais aussi pourcentage de l’autonomie de batterie restante sont indiqués en permanence. Et en passant la main devant le verre gauche qui intègre un détecteur de mouvements, il est possible d’accéder à d’autres données, comme le temps nous séparant de notre destination, nos vitesses et distance parcourue. Ce geste fonctionne dans 80 % des cas environ. Plusieurs fois, nous avons dû le renouveler pour qu’il soit validé.

Une V1 à améliorer

Le principe des Cosmo Vision que nous avons testées à vélo et à pieds est très séduisant, et l’on peut imaginer que les utilisateurs de plus en plus nombreux de solutions de mobilité douce puissent s’intéresser à pareil produit. Mais cette « V1 » doit encore faire ses preuves, notamment à travers ses requêtes GPS, pour que l’expérience utilisateur soit parfaite. Dédié aux urbains, aux « vélo tafeurs », mais aussi aux cyclistes sur route et VTTistes, cette solution pleine de promesses permet en outre d’enregistrer ses données et de les partager

Parmi les cas d’usage, on pourrait aussi imaginer des partenariats touristiques avec des circuits préenregistrés. A terme, on rêve enfin que ces lunettes deviennent compatibles avec les assistants personnels afin de pouvoir déterminer une destination à la voix (ce qui éviterait d’avoir à manipuler son smartphone), ou que la lecture de SMS de certains contacts importants puisse être permise.

Vendues 489 euros, les Cosmo Vision restent trop onéreuses pour de simples petits trajets du quotidien (et pour la plupart des utilisateurs), mais peuvent d’ores et déjà intéresser de gros rouleurs. « Leur baisse de prix est un objectif, et grâce aux volumes de ventes du produit, nous pourrons activer un certain nombre de leviers industriels dans ce but », assure Armin Batouméni. Selon nos informations, Cosmo Connected compte aussi faire évoluer la customisation de l’écran, avec de nouvelles icônes et informations.