Aloha : La lampe « éveil lumière » de Terraillon facilite-t-elle vraiment l’endormissement ?
SOMMEIL•Avec sa lampe « éveil lumière » Aloha que « 20 Minutes » a testée, Terraillon promet de nous aider à mieux nous endormir et à nous réveiller plus sereinementChristophe Séfrin
L'essentiel
- Historiquement spécialisée dans les pèse-personnes, la société Terraillon prend le virage de la santé avec Aloha.
- Vendu 79 euros, ce petit éveil lumière simple d’emploi veut nous aider à mieux nous endormir et nous réveiller.
- Soufrant de quelques problèmes d’ergonomie, l’appareil a ses limites et possède certains concurrents mieux équipés et à peine plus chers.
Le fabricant de balances Terraillon passe de la salle de bains à la chambre à coucher. Avec Aloha, la marque historique ne veut plus se soucier uniquement de notre poids, mais aussi de notre sommeil. Un virage santé déjà amorcé il y a quelques mois avec Homni, un réveil lumineux connecté. Vendu 79 euros, Aloha (qui veut dire « Bonjour » ou « Au revoir » en Hawaïen) est également un réveil lumineux, mais se veut plus simple que son aîné. « 20 Minutes » a passé quelques nuits en sa compagnie.
Un produit déconnecté
C’est un petit objet caressant. De la forme d’un galet (11 x 7 cm) à brancher sur secteur, Aloha se distingue au premier coup d’œil par son dôme lumineux entouré de quatre petits boutons tactiles. Voici sans aucun doute l’allié de nuits plus douces ! Sur sa base recouverte de tissus gris se trouve un afficheur pour indiquer l’heure. Et il faut retourner l’appareil pour découvrir quelques boutons afin d’opérer les réglages de base : mise à l’heure, programmation d’un réveil (unique), mais aussi de la sonnerie musicale et de son volume.
Double constat : Aloha n’est pas un produit connecté, et il sera impossible de se réveiller avec lui en écoutant ses musiques préférées ou la radio de son choix. Reste une vocation première : nous aider à nous endormir et nous réveiller en douceur.
Quatre programmes lumineux
Pour parvenir à ses fins, Aloha propose deux programmes d’endormissement, un programme de réveil et un programme de lumière ambiante. Pour ce dernier, un appui long sur le bouton tactile à l’arrière du dôme permet de choisir la couleur de la lumière désirée. Elle sera très douce, créera une atmosphère intime et pleine de chaleur dans la chambre, mais manquera clairement d’intensité pour d’autres occupations q’un câlin. Si on désire lire, le recours à une lampe de chevet reste obligatoire.
Pour s’endormir, il est possible de choisir un mode « Coucher de soleil ». Avec lui, la lumière de la lampe va progressivement passer d’une belle teinte orangée à un rouge dense et très chaud en une vingtaine de minutes. Puis s’éteindre. L’idée est ici de ne pas bloquer la sécrétion de la mélatonine, l’hormone du sommeil, et de nous endormir plus facilement.
Un second programme dit « Mode de cohérence cardiaque », permet de calquer sa respiration sur une lumière rouge qui devient plus ou moins dense, avec une régularité métronomique. L’exercice dure quinze minutes. Nous l’avons apprécié, notamment pour sa capacité à nous relaxer en ralentissant notre rythme cardiaque jusqu’à six respirations par minute et en focalisant nos pensées sur notre seule respiration. Nous nous sommes endormis plusieurs fois avant la fin de l’exercice, mais difficile de dire si la lampe y a véritablement contribué ou si la fatigue (et notre capacité à facilement nous endormir !) a joué son rôle.
Nuit docile mais pas tactile
A noter que pendant la nuit, l’afficheur s’éteint, ne créant pas de perturbation durant le sommeil. Reste que si l’on désire connaître l’heure, il faut appuyer sur le petit bouton tactile dédié au-dessus de cet afficheur. Une opération qui, dans le noir complet, s’avère difficile. D’une part Aloha est un petit objet qu’il faut chercher à tâtons sur sa table de chevet, d’autre part, ce bouton aurait peut-être mérité d’être légèrement rétroéclairé pour qu’on le distingue.
Nous aurions également apprécié, en cas de lever nocturne, de ne pas avoir là encore à tâtonner pour trouver la touche tactile dédiée à la lumière ambiante. Nous nous sommes ainsi plu à imaginer que dans un mode parfait, Aloha aurait pu intégrer un détecteur de mouvements. En passant la main au-dessus de l’« éveil lumière », Aloha s’allumerait simplement.
Aube en musiquette
Pour se réveiller à l’issue de la nuit, Aloha utilise une fonction qui n’est pas nouvelle, celle d’un classique éveil lumière. 30 minutes avant l’heure de réveil programmée, le dôme d’Aloha s’allume lentement et passe du bleu au blanc, simulant ainsi l’aube naissante.
Il est possible de coupler cette fonction avec l’une des six musiquettes proposées et stockées dans l’appareil. Toutes sont douces et bien moins violentes que celles que l’on embarque le plus souvent sur nos smartphones.
Des concurrents mieux équipés
Evidemment, il est bien difficile de quantifier les effets exacts qu’Aloha a eus sur notre sommeil durant notre semaine d’essais. S’il souffre de problèmes d’ergonomie, l’appareil nous a néanmoins permis de nous relaxer avant de nous endormir, mais nous a aussi offert deux ou trois réveils tout en douceur grâce à son simulateur d’aube.
Vendu 79 euros, Aloha aura quand même du mal à lutter face à des concurrents comme son aîné Homni, désormais vendu à 99 euros, mais qui en propose beaucoup plus à travers une application. Ou comme le Philips HF3531/01, un éveil lumière vendu 123 euros qui est plus abouti avec notamment la radio FM, et deux alarmes indépendantes.
Mais le vrai rival d’Aloha ne dit pas son nom : orienté sommeil, le Nest Hub 2 de Google fait office d’éveil lumière avec analyse de la qualité de nos nuits, d’assistant personnel, d’écran d’appoint et de centre de contrôle pour la maison connectée. Et il n’est vendu que 20 euros de plus qu’Aloha, soit 99 euros.



















