Instax mini EVO : La photo instantanée ne s’embarrasse plus des clichés ratés

PHOTO INSTANTANÉE Le nouvel appareil photo instantané Instax mini EVO de Fujifilm que « 20 Minutes » a testé se double d’une excellente imprimante pour smartphones

Christophe Séfrin
On a testé l'Instax mini EVO de Fujifilm — 20 Minutes
  • Avec un engouement qui ne se dément pas, la photo instantanée séduit toujours plus d’utilisateurs.
  • Lancé à 199 euros, le nouvel appareil photo Instax mini Evo de Fujifilm rassure avec son écran qui permet de n’imprimer que des photos réussies.
  • Il convainc également par la qualité des impressions photo depuis smartphone qu’il permet de réaliser.

Après son imposant Instax mini 40, Fujifilm lance son  Instax mini EVO. Encore un appareil photo  instantané ? Oui, mais peut-être plus désirable que certains de ces prédécesseurs. Cultivant plus que jamais un look vintage, le petit nouveau qui est vendu 199 euros se double d’une imprimante photo pour smartphone. Il permet également de vérifier sur son écran la qualité de sa prise de vue avant son impression. Un bon point dans un univers où certains peuvent rechigner à s’offrir un appareil photo instantané du fait du prix des consommables et de la crainte de tirages ratés. « 20 Minutes » a vérifié si vous pouviez flasher sur l’Instax mini EVO.

Large écran pour la visée

Avec son design seventies revendiqué, l’Instax mini EVO a fière allure. Bien que d’une construction très plastique, cet appareil photo instantané (122,9 x 87 x 36 mm pour 285 grammes) possède un vrai capital sympathie, loin de certains Instax massifs à l’allure de jouets pour enfants. Beaucoup plus adulte par son design, le mini EVO l’est aussi par son approche.

A l’arrière, l’appareil dispose d’un écran de visée de 3 pouces (7,62 cm), mais il est non tactile. Si celui-ci se substitue au classique viseur de type canon que l’on trouve sur les Instax, il offre un bien plus grand confort. Dès lors, vous pourrez jouer avec la bague de l’objectif et choisir parmi dix effets optiques proposés (vignette, flou, estomper, fisheye, fuite de couleurs, miroir, double exposition, miroir…). Vous pourrez parallèlement opter pour l’un des dix types de films proposés en tournant la bague sur le dessus de l’appareil (vif, pâle, monochrome, sépia, jaune, rouge, bleu, rétro…). Soit une centaine de possibilités au total.

L'appareil photo instantanée Instax mini EVO de Fujifilm.
L'appareil photo instantanée Instax mini EVO de Fujifilm. - FUJIFILM

Parmi ces formules créatives, nous avons particulièrement apprécié l’effet miroir couplé au monochrome, qui aide à réaliser de chouettes images. Surtout, l’écran du mini EVO permet de vérifier que l’on ne va pas imprimer une photo ratée… et perdre près d’un euro.

Amusant, pour lancer l’impression, il est nécessaire d’actionner le levier d’armement situé à gauche sur le boîtier, comme on le faisait jadis avec un appareil argentique afin de faire défiler le film à l’intérieur du boîtier après une prise de vues. Beau clin d’œil !

Signalons que le flash de l’appareil est désactivable, ce qui n’a pas toujours été le cas sur les Instax. Attention enfin : à part un recadrage, impossible d’appliquer des effets à postériori sur une photo prise avec le mini EVO. Cette opération doit être réalisée au moment de la prise de vues.

Le capteur CMOS de l’appareil photo n’est que de 4,9 millions de pixels. L’objectif, un 28 mm (f/2.0) est assez passe-partout, mais permet de réaliser des vues de 10 cm de distance à l’infini. Les photos prises sont révélées en 4 minutes environ. Elles restent de facture honorable, mais manquent de détails, comme de coutume chez les Instax. Par contre, ce n’est pas le cas des photos imprimées depuis un smartphone.

Une excellente imprimante pour smartphone

Ainsi, l’Instax mini EVO peut-il se transformer en imprimante Bluetooth. Une mission dont il s’acquitte avec brio par le biais d’une application. Mais de façon limitée. Car ici, impossible de jouer avec les 100 possibilités créatives offertes lorsque l’on réalise directement une prise de vues depuis l’appareil photo instantané.

Pour une image issue de la bibliothèque de votre smartphone, il reste néanmoins possible d’effectuer via l’application des recadrages, des rotations, d’appliquer trois filtres (monochrome, sépia, automatique) et d’ajuster la luminosité, le contraste et la saturation. Pas plus. Mais c’est déjà pas mal. Et suffisant pour constater que le mini EVO imprime magnifiquement bien.

L'Instax mini EVO de Fujifilm se double d'une excellente imprimante pour smartphone.
L'Instax mini EVO de Fujifilm se double d'une excellente imprimante pour smartphone. - FUJIFILM

Deux raisons à cela : les photos prises avec un smartphone sont nativement de meilleure qualité. Et le mini EVO imprime en 600 dpi (dot per inch), soit avec un niveau de finesse encore jamais atteint sur un appareil Instax. On est ici bien plus séduits que par la qualité perfectible des photos imprimées par le  Zoemini S2 de Canon, par exemple. Cet appareil photo instantané/imprimante certes moins cher (129 euros), utilise le procédé d’impression Zink, lequel produit des images aux fortes dominantes rouges.

A l’arrivée, Fujifilm signe un appareil photo instantané hybride et séduisant avec lequel les possibilités créatives sont nombreuses. On se sent bien plus libres qu’avec le Polaroid Now + (149 euros) qui, s’il peut se connecter à une application pour ajouter des effets à ses photos, ne dispose pas d’écran de visée.

On regrette qu’il n’y ait pas une similitude de filtres et de retouches pour les images que l’on peut customiser au moment de la prise de vue et celles, pour les impressions depuis smartphone. Le coût de revient d’un tirage au format 6,2 x 4,6 cm est de 0,89 euro. Nommé Stone Gray, un nouveau film avec des bordures gris métallique fait son apparition. S’il fait grimper la note à 0,99 euro la vue, il est idéal pour mettre en valeur ses clichés en noir et blanc.