Instax mini 40 : Fujifilm développe le vintage pour son nouvel appareil photo instantané

PHOTO Avec son Instax mini 40 que «20 Minutes» a testé, Fujifilm lance un appareil photo instantané qui veut d’abord séduire par son look vintage

Christophe Sefrin
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On a testé l'appareil photo instantané Fujifilm Instax mini 40 — 20 Minutes
  • Un an après son Instax mini 11, Fujifilm lance le mini 40, un nouvel appareil photo instantané.
  • Se distinguant par son joli design vintage, le petit dernier est vendu 99 euros, contre 69 euros pour son aîné, dont il peine à se distinguer techniquement.
  • A l’arrivée, les photos, qui reviennent à 80 centimes l'unité environ, conservent leur attrait délicieusement désuet.

Fuji dans le rétro. Le constructeur japonais lance son Instax mini 40. Un an après le mini 11, ce nouvel appareil photo instantané élargit la gamme Instax en proposant un appareil photo au look résolument vintage, bien loin des codes de la marque, habituellement tout en rondeurs et couleurs. Mais, techniquement, le nouveau venu fait-il mieux que son prédécesseur ?

Quatre à cinq minutes sont nécessaires pour que la photo se révèle.
Quatre à cinq minutes sont nécessaires pour que la photo se révèle. - FUJIFILM

Depuis une dizaine d’années, la photo instantanée a le vent en poupe. Champion des ventes, loin devant des concurrents comme Polaroid ou Lomography, Fuji multiplie à l’envi les sorties d’appareils photo pour séduire toujours plus d’acheteurs. A bien regarder le mini 40, il ne fait aucun doute que la marque place toujours dans son objectif son habituelle cible de consommateurs jeunes, mais peut-être aussi des clients plus adultes, sans doute aussi plus masculins.

Un petit miroir en façade permet de cadrer ses selfies.
Un petit miroir en façade permet de cadrer ses selfies. - FUJIFILM

Carré, disponible uniquement en noir avec ses bordures chromées, le mini 40 cultive une vraie nostalgie. Sa finition plastique imitant le simili cuir tape à l’œil. Fuji pousse même le bouchon en proposant une housse optionnelle (20 euros environ) qui téléporte définitivement son mini 40 à une autre époque.

Une housse en simili cuir qui téléporte le mini 40 dans le passé.
Une housse en simili cuir qui téléporte le mini 40 dans le passé. - CHRISTOPHE SEFRIN/20 MINUTES

Rien ne fait cheap

Même si le tout plastique domine dans la construction du boîtier, rien ici ne fait cheap. Les 330 grammes de l’appareil (contre 307 grammes pour le mini 11) donnent même une impression de qualité renforcée. On en a dans la main !

Au-delà de cette très belle réussite esthétique, le mini 40 ressemble techniquement au mini 11. Ici encore, aucun réglage. Le contrôle de l’exposition est automatique, et le flash activé à chaque prise de vue. Visiblement Fuji veut éviter à ses utilisateurs les photos loupées. Il faut dire qu’à 80 centimes d’euros environ le prix de la vue imprimée, on peut vite avoir le sourire crispé si l’image est ratée.

L'Instax mini 40 arbore de belles finitions.
L'Instax mini 40 arbore de belles finitions. - FUJIFILM
Comme un petit air de famille avec l'Instax mini 11 lancé en 2020.
Comme un petit air de famille avec l'Instax mini 11 lancé en 2020. - FUJIFILM

Copier-coller du mini 11 ?

Comme le mini 11, le mini 40 dispose d’une focale de 60 mm qui permet d’à peu près tout photographier. Et comme le mini 11, le mini 40 intègre un mode selfie. Celui-ci s’active en tirant légèrement sur l’objectif et permet de se tailler le portrait à bras levé, en effectuant son cadrage à l’aide d’un petit miroir et avec une mise au point à partir de 30 cm. On regrette qu’à l’arrière de l’appareil, le viseur soit bien petit.

A l’arrivée, les photos prises restent correctes pour peu qu’elles le soient dans de bonnes conditions de lumière et que l’appareil n’ait pas à s’enquiquiner avec la gestion de la profondeur de champ, exercice à éviter au mini 40 : on ne sait pas trop ce qui sera flou ou net sur l’image.

Charme désuet dans l’objectif

Mais comme toujours, le charme désuet des photos instantanées fait son office. A l’issue d’une soirée, chacun peut repartir avec quelques petits souvenirs. Toutes les photos ne seront pas forcément parfaitement nettes et bien cadrées, mais l’émotion y sera palpable.

Les photos prises par l'Instax mini 40 sont au format carte de crédit.
Les photos prises par l'Instax mini 40 sont au format carte de crédit. - FUJIFILM

Vendu 99 euros, le mini 40 est 30 euros plus cher que le mini 11. Il s’agit finalement peu ou prou du même appareil, l’un étant stylé vintage, l’autre jeune. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Fujifilm s’aventure sur le terrain de la nostalgie. En 2017, son Instax mini 90 (119 euros) épousait lui aussi des codes old fashion mais avec une batterie rechargeable et non des piles, ainsi que quelques possibilités de réglages avancés. En ces temps à l’avenir aux contours incertains, l’attrait pour le rétro semble plus vivace que jamais.