« Promis, on paiera nos impôts en France »… Amazon se fait prendre à son propre jeu sur Instagram

CONCOURS Le compte Instagram français d’Amazon Prime Video a proposé à ses abonnés de choisir sa prochaine « bio » sur les réseaux sociaux, mais l’opération s’est retournée contre la plateforme de streaming

H. B.
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Amazon Prime Video (photo d'illustration).
Amazon Prime Video (photo d'illustration). — Geeko

Ce devait être une belle opération de communication, mais les internautes en ont décidé autrement. Le compte Instagram d’Amazon Prime Video a lancé il y a quelques jours un jeu-concours afin de définir sa nouvelle « bio »  sur les réseaux sociaux. « Le meilleur commentaire sous ce post deviendra notre bio », a ainsi posté  sur Instagram le community manager de la plateforme de streaming.

L’objectif était alors de demander aux internautes de trouver un slogan afin de remplacer l’ancienne présentation de la plateforme sur sa page d’accueil. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu… Des milliers d’internautes en ont profité pour détourner le concours, faisant émerger en tête des propositions le commentaire « Promis on paiera  nos impôts en France ».

Un autre commentaire choisi par Amazon

Le commentaire est rapidement devenu viral, dépassant le cadre d’Instagram pour se retrouver sur Twitter et d’autres réseaux sociaux. Face aux résultats, les responsables du service de streaming vidéo ont tout simplement décidé de supprimer ce commentaire gênant, préférant finalement choisir le slogan bien moins polémique « Daddy’s Home » en bio (« la maison de papa ») qui n’a pourtant reçu que 24 « likes », bien loin derrière les 9.500 mentions du slogan « Promis on paiera nos impôts en France ».


Sur Twitter, le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts (EELV), Julien Bayou, a suggéré aux internautes de publier encore plus de commentaires évoquant l’évasion fiscale de la multinationale américaine. « A vous de jouer », a-t-il tweeté.


La plateforme Prime Video appartient au groupe Amazon de Jeff Bezos, qui est régulièrement critiqué pour sa pratique de l’optimisation fiscale et le faible montant des impôts qu’il paye en France, comme les autres multinationales du numérique Google,  Apple et Facebook. En novembre, la multinationale américaine a annoncé avoir payé plus de 600 millions d’euros d’impôts dans l’Hexagone en 2020, pour un chiffre d’affaires de 7,3 milliards d’euros.