Les boutons Netflix ou Amazon Prime des télécommandes dans le viseur des parlementaires

CONCURRENCE Pour « préserver la concurrence entre les acteurs » de la télévision, les députés vont s’intéresser à nos télécommandes

20 Minutes avec agence
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Netflix a été la première plateforme à avoir un bouton sur les télécommandes. (illustration).
Netflix a été la première plateforme à avoir un bouton sur les télécommandes. (illustration). — Pixabay / Tumisu

Les députés viennent au secours des chaînes de télévision classiques. La Commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale vient de lancer une mission « flash » sur les écrans d’accueil des box et les télécommandes, selon une information du quotidien Les Echos. Objectif : « Préserver la concurrence entre les acteurs » de la télévision.

Les membres de la commission vont évaluer les conséquences des boutons Netflix, Disney+ ou Amazon Prime Vidéo qui sont apparus ces dernières années sur les télécommandes. Certaines d’entre elles n’ont même plus de clavier numérique permettant d’accéder directement aux chaînes hertziennes, pointe Les Echos. « Les chaînes de télévision risquent d’être pénalisées dans le futur, craint Bruno Studer, président de la Commission. Et on ne s’interdit pas de faire appel à l’Autorité de la concurrence, selon les conclusions de la mission ».

Les premiers boutons Netflix dès 2011

Le sujet est loin d’être anodin, car il s’est vendu 3,3 millions de télévisions connectées en France en 2020, soit une hausse de 35 %. Ces boutons placés sur les télécommandes permettent d’accéder en un seul geste aux services de streaming. C’est Netflix qui a été pionnier dans le domaine : les premiers boutons Netflix sont apparus en 2011.

Les écrans d’accueil des box sont aussi dans le viseur de la commission. Ils mettraient en avant les plus grosses plateformes, au détriment de plateformes françaises comme Salto. Mais bonne nouvelle pour les acteurs de la télévision « classique », un nouvel article ajouté à la loi de 1986 sur l’audiovisuel prévoit qu’à partir du 1er janvier, les interfaces des téléviseurs, enceintes ou encore magasins d’applications devront assurer une « visibilité appropriée » des services d’intérêt général.

En attendant peut-être mieux avec cette mission de l’Assemblée nationale, qui doit rendre ses conclusions en janvier.