Des drones pour sauver les espèces en voie de disparition en Australie

AU SECOURS DES KOALAS Une équipe d’experts a mis au point un protocole pour repérer les koalas cachés grâce à des drones équipés de caméras thermiques

Charlotte Rabatel pour 20 Minutes

— 

Des drones pour sauver les espèces en voie de disparition en Australie
Des drones pour sauver les espèces en voie de disparition en Australie — Geeko

L’Australie a fait face il y a quelques mois à des incendies catastrophiques. Les animaux ont vu une grande partie de leur territoire détruit et plusieurs espèces sont aujourd’hui en danger de disparition. Notamment, les koalas. 30 % environ ont été tués sur la côte nord de l’État de la Nouvelle-Galles-du-Sud.

La première difficulté pour les aider reste la collecte de données précises sur les populations de koala, « dans les zones brûlées et non brûlées », peut-on lire sur phys.org. Une estimation compte près de 36.000 koalas sur l’État de la Nouvelle-Galles-du-Sud. Cette estimation ne serait pas tout à fait fiable selon une enquête.

Trouver les animaux

Un groupe d’experts s’est donc penché sur la question. L’utilisation de drones thermiques permettrait une méthode plus efficace mais également des coûts très réduits. Avec la méthode traditionnelle, à pied, un koala est trouvé toutes les sept heures. Le drone thermique permet lui d’en localiser un toutes les deux heures en moyenne. Lors d’un vol, l'engin capture des enregistrements vidéos thermiques. Il collecte des données GPS et prend des images détaillées, explique les équipes sur The Conversation.

Un protocole nocturne

Les drones avaient déjà été utilisés lors des incendies : pour évaluer les dégâts et aider les chiens de détection à trouver des koalas. La particularité de ce protocole est qu’il permet de les chercher de nuit, un moment très propice pour trouver les koalas. Si un koala est détecté, une vérification est faite par un observateur au sol.

L’utilisation de ces drones n’a pas d’intérêt dans une zone récemment brûlée, puisqu’elle sera encore chaude. Mais l’application peut être optimale pour les semaines ou les mois suivant les incendies. Il n’y a évidemment pas que les koalas qui émettent de la chaleur. Opossums, wallabies et oiseaux ont également été détectés.