Canada : Un logo représentant Greta Thunberg se faisant agresser sexuellement provoque un tollé

RESEAUX SOCIAUX L’autocollant d’une compagnie pétrolière jugé obscène a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux

H. B.

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Greta Thunberg.
Greta Thunberg. — JP PARIENTE/SIPA

Son nom de famille n’est pas inscrit sur l’autocollant, mais on aperçoit son prénom… Une caricature à caractère sexuel de Greta Thunberg réalisée par une compagnie pétrolière canadienne suscite depuis quelques jours un torrent de réactions indignées  sur les réseaux sociaux.

Le logo figurant sur ces autocollants représente une femme nue, vue de dos dans une position explicite avec deux nattes tirées par deux mains anonymes, avec inscrit en dessous le prénom « Greta ».

L’image a été initialement partagée sur Facebook par Michelle Narang, une habitante de l’Alberta (province de l’Ouest du Canada) qui a fait part de son « dégoût » sur le réseau social.

« Ce n’est pas une enfant, elle a 17 ans »

Comme elle, de nombreuses personnes qui ont relayé l’image sur le Web y ont vu la représentation d’une agression sexuelle sur une mineure, qui ne serait autre que la militante écologiste Greta Thunberg. « Je suis absolument dégoûtée que l’industrie de l’énergie puisse tolérer une telle représentation : celle d’une enfant violée. J’ai téléphoné au directeur général. Il est bel et bien conscient du message, mais il m’a répondu : « Ce n’est pas une enfant, elle a 17 ans » ».

Selon Michelle Narang, cette image lui aurait été envoyée par un employé de la compagnie gazière et pétrolière X-Site Energy Services. L’autocollant aurait été conçu comme du matériel promotionnel, à coller sur les casques, a indiqué un employé de X-Site Energy Services contacté par le HuffPost canadien. Il n’aurait pas encore été officiellement distribué au sein de l’entreprise, mais l’image aurait circulé parmi les employés dès mercredi.

La compagnie pétrolière a de son côté nié être à l’origine de cette initiative. « Cela ne vient pas de X-Site, ni d’aucun de nos employés », s’est défendu le directeur Doug Sparrow.

Un dessin « absolument déplorable, inacceptable et dégradant »

Cette caricature jugée obscène a provoqué un tollé jusque dans les plus hautes sphères de la politique canadienne. La ministre de la Culture de la province canadienne de l’Alberta, Shara Aheer, s’est ainsi fendue d’un tweet réclamant des excuses pour cette image « absolument déplorable, inacceptable et dégradante ».

La jeune militante écologiste, âgée de 17 ans, est régulièrement la cible de dirigeants ou de l’industrie pétrolière, dont elle n’hésite pas à dénoncer les répercussions sur l’environnement.