VIDEO. A Nice, on teste le service de taxi du futur, sans chauffeur

TECHNOLOGIES Les sociétés françaises Akka et Vulog ont fait une démonstration d'une utilisation en autopartage des véhicules autonomes…

Fabien Binacchi

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La voiturette a été testée ce lundi à Nice
La voiturette a été testée ce lundi à Nice — F. Binacchi / ANP / 20 Minutes
  • A Nice, les sociétés françaises Akka et Vulog ont fait une démonstration d’une utilisation en autopartage des véhicules autonomes.
  • La voiture arrive aux devants de l’usager après une réservation via une application.
  • Un service qui pourrait arriver d’ici une dizaine d’années.

Commandez-la d’un doigt et la voiture arrive directement à vos pieds. Des véhicules électriques, autonomes et en autopartage, avec une appli type « Uber », c’est déjà possible.

Les sociétés françaises Akka et Vulog avaient choisi Nice ce lundi pour le démontrer. Une première en France après le lancement, il y a moins de deux semaines en Arizona (Etats-Unis), du service Waymo One d'une filiale de Google.

En test toute la journée, leur petit bolide aux allures futuristes a fait sensation en transportant des passagers, mais pas de chauffeur, dans le prolongement de la promenade des Anglais, fermée pour l’occasion. 20 Minutes a pu embarquer.

Transporter jusqu’à la destination renseignée sur une appli

« En situation réelle, il suffira de réserver une voiture via une appli. Et la plus proche arrivera jusqu’à vous pour vous transporter jusqu’à la destination que vous aurez renseignée », explique le directeur de la stratégie de Vulog, spécialiste des logiciels de gestion d’autopartage. La commande de Stéphan Belloni, smartphone en main, fait effectivement venir Link & Go, le nom du petit prototype électrique, à un mètre de nous.

A l’intérieur de la voiturette, deux rangées de sièges dont la première peut faire face à la route ou lui tourner le dos. Des écrans montrent en temps réel la vue qu’ont les ordinateurs de bord : la position GPS de la voiture dans son environnement et le rendu des capteurs à balayage laser capable de détecter les autres véhicules et les piétons.

Lancée à 10 km/h, la voiture s’arrête face à une situation d’urgence et nous amène finalement à bon port, quelques centaines de mètres plus loin.

« Nous continuons à travailler sur le "machine learning" et le coût »

La technologie serait-elle donc assez développée pour voir bientôt débarquer des flottes de ces voitures autonomes ? « De mon point de vue, oui, même si nous continuons à travailler sur le "machine learning", c’est-à-dire l’apprentissage de toutes les situations », répond Daniel Ruston, le directeur général en Île-de-France d’Akka, un des leaders de l’ingénierie qui a construit le prototype.

« A l’heure actuelle, je ne pense pas que vous puissiez encore trouver une voiture autonome capable de traverser la place de l’Etoile. Il nous faut également réduire les coûts des équipements », ajoute le responsable. Un véhicule coûterait actuellement 250.000 dollars.

C’est aussi le cadre légal qui bloque, pour l’instant, le lancement d’expérimentations à plus grande échelle. « Le futur projet de loi d’orientation des mobilités devrait pouvoir ouvrir le champ de possibles, note de son côté Grégory Ducongé, le directeur général de Vulog. Mais les premiers tests se feront dans tous les cas plutôt en périphérie des centres urbains, d’ici dix ans. »

La métropole niçoise, en pointe sur les questions relatives aux villes intelligentes, pourrait se porter candidate pour une première expérimentation à grande échelle.