Nordpresse accuse Facebook de «censure», le réseau social évoque un problème technique

FACEBOOK Le site belge crie à la censure ce dimanche matin après que le partage de tous ses articles a été bloqué sur la plate-forme. Contacté par 20 Minutes, le réseau social évoque un souci d'ordre technique…

Marie De Fournas

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Nordpresse se dit victime de censure de la part de Facebook.
Nordpresse se dit victime de censure de la part de Facebook. — Capture Facebook

« C’est pas une fausse info et c’est TRÈS grave ». Nordpresse est un site parodique belge qui publie de faux articles de presse en lien avec l’actualité. Ces derniers temps, le site s’était évidemment régalé avec l’affaire Benalla. « Jonathann Daval accuse Benalla d’avoir tué Alexia », « Alerte disparition : Philippe, Macron et Collomb ont disparu », «   #affaireBenallaMacron : il ne s’agirait que d’une demande en mariage qui a mal tourné » : le site est quasiment rempli de ce genre d’articles. Mais ces papiers ne font pas rire tout le monde.

«Des articles supprimés de Facebook puisque considérés comme indésirables»

Ce dimanche matin, le compte Facebook de #Nordpresse a publié ce message : « Ceci c’est pas une fausse info et c’est TRÈS grave. Depuis ce matin nous avons reçu des centaines de messages de gens qui ont vu leurs partages d’articles #Nordpresse supprimés de Facebook puisque considérés comme indésirables. TOUS ces articles concernaient l’affaire Benalla ou Macron. »

Une annonce qui a entraîné une première vague d’indignation sur les réseaux sociaux. « Et maintenant la censure sur les réseaux sociaux. C’est absolument intolérable. Une explication, @Facebook et @Elysée ? #AffaireBenallaMacron » a par exemple tweeté Raquel Garrido, l’ancienne porte-parole de La France insoumise.

Tweet de Raquel Garrido ‏
Tweet de Raquel Garrido ‏ - Capture Twitter

Interrogé par 20 Minutes Vincent Flibustier, le chef de #Nordpresse s'explique: « Les articles de Benalla ont été les premiers à être virés », mais petit à petit, ce sont tous les articles du site sans exception qui ont été bloqués. « Ce matin 10h je pouvais encore poster des liens #Nordpresse. Vers 11h ce n’était plus le cas. Les url étaient blacklistés. » Effectivement, lorsque l’on essaie de partager un lien du site belge, le téléchargement est impossible. Quant aux articles précédemment partagés, #Nordpresse assure avoir reçu des centaines de messages d’internautes indiquant que leurs publications avaient été retirées car ces dernières semblaient « être indésirables ».

Censure ou mesure anti fake news ?

Rapidement, le hashtag #Nordpresse arrive dans la liste des tops tweet France. En début d'après-midi, le patron de #Nordpresse a assuré à 20 Minutes que Facebook ne lui avait pas fourni d’explication. Certains, comme pour le site parodique, y voit une «connivence Facebook/pouvoir». Pour d’autres, Facebook n’a fait que censurer un site «qui diffuse des idées d'extrême droite».

Tweet anti-Nordpresse
Tweet anti-Nordpresse - Capture Twitter
Tweet pro-Nordpresse
Tweet pro-Nordpresse - Capture Twitter

Facebook présente ses excuses

En fin de journée ce dimanche, 20 Minutes a finalement réussi à joindre le service de communication de Facebook qui lui a assuré qu'il ne s'agissait pas de censure. La déclaration officielle de Facebook dit : «Ces contenus [du site Nordpresse] sont autorisés sur Facebook. Nous avons trouvé un problème technique empêchant l'affichage de la vignette de Nordpresse.be que nous sommes en train de corriger et nous présentons nos excuses pour ce désagrément. Il s'agit d'un problème technique et non un problème lié au contenu lui-même.»

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