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Lyon survit à l'enfer du Besiktas pour rejoindre les demies aux pénos

Ligue Europa: Lyon survit à l’enfer du Besiktas pour rejoindre le dernier carré aux pénos

FOOTBALLComme l’AS Monaco en Ligue des champions la veille, l’Olympique lyonnais s’est qualifié pour les demi-finales de Coupe d’Europe mais, lui, dans une ambiance follement hostile jusqu'aux penaltys de dingue à Besiktas, en C3…
Bruno Poussard, à Istanbul

Bruno Poussard, à Istanbul

De notre envoyé spécial à Istanbul,

« Bienvenue en enfer ! » En cas de doute à l’entrée d’un Vodafone Arena plein à craquer, ce supporter turc a vite clarifié la situation, en début de soirée, ce jeudi. Malgré l’hostilité du public du Besiktas bien décidé à battre des records de décibels – qui auraient d’ailleurs presque mérité de s’équiper de boules quies –, les Lyonnais ont pourtant bien montré dans ce quart de finale retour qu’ils savent tenir l’essentiel dans un match irrespirable, même en terminant dans le vacarme aux penaltys (2-1, 6-7 ap). Rudes et déterminés à défaut d'efficacité et de moins de naïveté défensive, ils ont de justesse tenu l’avantage de l’aller (2-1) pour revenir vivants de Turquie dans cette Ligue Europa. Les voilà désormais dans le dernier carré. Comme Monaco en Champion’s League !

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L’entame. Encore plus que d’habitude, les premières minutes s’annonçaient décisives. Parce que dans des contextes compliqués et violents la semaine passée, les Lyonnais ont toujours eu du mal à rentrer dans leurs matchs, à l’aller comme à Bastia. A Istanbul, si les Aigles noirs ont disposé des deux toutes premières occasions par Babel, les hommes de Bruno Genesio ont pris le jeu à leur compte d’entrée, en jouant haut et en s’emparant plutôt sans trembler du milieu de terrain (en 4-2-3-1), avec une bonne récupération. Pourtant, ce sont bien eux qui ont encaissé le premier but de la soirée, peu avant la demi-heure de jeu…

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Talisca. Malgré la domination des joueurs de l’OL, jusque-là bien appliqués, c’est bien le Besiktas JK, efficace en contre ou sur coups de pied arrêtés, qui a pris l’avantage. Et ce par deux fois, au plus grand bonheur des acteurs de la folie ambiante. Par deux fois, le bourreau des Gones a d’ailleurs été le même : un certain Anderson Souza Conceição, alias Talisca, Brésilien de 23 ans, prêté cette saison par le Benfica. Pourtant quasiment invisible jusque-là, il s’est d’abord retrouvé seul pour reprendre posément un corner à l’entrée de la surface (27e). Avant de remettre ça devant une défense rhodanienne loin d’être toujours à l’aise, de la tête cette fois, juste avant l’heure de jeu (59e) sur un service d’Adriano. Mais de rater la balle de match en prolong’ (103e). Et si le buteur français Alexandre Lacazette, pourtant hyperactif, n’a su répondre qu’une fois d’un joli une-deux avec Maxime Gonalons puis d’un beau lob (34e), ses partenaires ont tenu aux pénos.

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Les sifflets. Dès leur entrée sur la pelouse, gardiens en tête, pour l’échauffement, les Lyonnais en ont pris plein les oreilles. Les supporters du Besiktas avaient promis de tenter de leur casser les tympans en sifflant à chacun des ballons touchés par les Français, ils ont tenu parole. Le scénario du match et les fautes de la rencontre n’ont rien arrangé. Au contraire. Dans une fin du temps réglementaire au couteau puis dans une invivable prolong', les énormes occasions ont encore rajouté à la tension. Malgré l’immense bordel jusqu’au bout des pénos - notamment devant le raté de Christophe Jallet -, les Gones, à l’image des deux arrêts d’Anthony Lopes, ont pourtant assumé.