• L'OM a frôlé la catastrophe mais arrache le nul face à Konyaspor (1-1).
  • Comme souvent cette saison, Clinton Njie a été à l'origine d'un but improbable mais décisif.

Frank McCourt avait annoncé des lendemains qui chantent. Les Marseillais ont finalement des jeudis soirs qui ronronnent. En Ligue Europa, l’OM déjoue et joue à se faire peur. Les Olympiens ont frôlé la catastrophe, ce jeudi, à Konya. Au bout du temps additionnel, ils arrachent un match nul un peu inespéré ( 1-1) mais qui les maintient en vie dans ce groupe I.

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>> Tous les buts de la soirée sont à revoir ici:

>> Encore un but bien pété grâce à Njie. Après les réalisations du ventre, les ballons contrés improbables, nouvel exemple de la baraka de Clinton Njie, ce jeudi soir. D’un bon rush, il dépose le gardien turc Kirintili, auteur d’une sortie complètement ratée. Njie n’a alors aucun angle et adresse une remise un peu désespérée : il n’y a personne au premier poteau. Enfin, il n’y a pas de Marseillais. Le ballon est poussé au fond par le maladroit (et malheureux) Moke (93e).

La baraka, c’est ce qui manque à Germain, qui n’y arrive toujours pas. 758 minutes sans marquer un but, ça commence à faire long, très long… Il n’est évidemment pas le seul à blâmer, dans une équipe marseillaise pas du tout à la hauteur en coupe d’Europe.

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>> Coup de mou et crise de nerfs. Pour une fois, Rudi Garcia n’a pas aligné l’équipe bis. A quelques détails près, le onze de départ ressemblait même à la grosse équipe du moment. Et pourtant… On a vu les mêmes lacunes que lors des précédents matchs de poules de Ligue Europa : des transmissions mollassonnes, des mauvais choix en pagaille, des erreurs de débutants.

La frustration de Luiz Gustavo.
La frustration de Luiz Gustavo. - O. Kose / AFP

Le tournant du match a d’ailleurs été une faute stupide d’Amavi, qui a poussé dans le dos Bourabia qui l’avait devancé. Carton rouge et pénalty, converti par Skubic (82e). Avant ça, Thauvin avait écopé d’un carton jaune pour avoir bazardé de rage le ballon dans les tribunes, après l’avoir mis une fois sur un défenseur et une fois sur le gardien.

>>  L’avenir n’est pas rose. Une défaite aurait été synonyme de catastrophe. Ce match nul offre un match décisif jeudi prochain, au Vélodrome, face à Salzbourg. Il faudra à tout prix gagner car, dans le même temps, Konyaspor affrontera Guimaraes, qui n’a (quasiment) plus rien à jouer. Dans tous les cas, l’OM ne pourra accrocher que la seconde place de ce groupe I pourtant des plus abordables (doit-on rappeler que Konyaspor, qui a posé tant de difficulté aux Marseillais, est quinzième de Süper Lig ?)

Une seconde place, ça veut dire un gros morceau en seizièmes : un premier de groupe ou une équipe reversée de Ligue des champions. Et, surtout, un match retour à l’extérieur. Quand on voit les performances de l’OM en Ligue Europa cet automne… On tremble autant que Moke face à un ballon en retrait.