• Plusieurs personnalités politiques ont réagi sur Twitter.
  • Des internautes ont ironisé sur cette nouvelle polémique autour du président de la République.
  • L’Elysée a tenté de désamorcer la situation.

Il aurait dû (devait ?) s’en douter en la prononçant : Emmanuel Macron a de nouveau fait polémique avec une petite phrase. En déplacement vendredi à Athènes, en Grèce, le président de la République a voulu préparer le terrain aux futures ordonnances réformant le Code du travail en expliquant qu’il « serait d’une détermination absolue et [qu’il] ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Il rebondissait sur ses propos du 24 août à Bucarest, à propos de « la France [qui] n’est pas réformable », « une forme de provocation [qu’il] assume ».

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Evidemment, sur les réseaux sociaux, les internautes se sont enflammés. Parmi eux, il y a eu les twittos politiques, prompts à souligner « le mépris » de la sentence, comme l’écrit par exemple Martine Aubry.

« De qui parle le président lorsqu’il dit qu’il ne cédera rien aux fainéants ? De ces millions de privés d’emplois et de précaires ? », s’offusque le numéro un de la CGT Philippe Martinez dans le Parisien. Alors que la CGT appelle à la mobilisation mardi contre la loi travail, son leader affirme qu'« il y a une effervescence et un très fort mécontentement qui va au-delà de la loi travail ». Pour lui, « le président comme son gouvernement et sa majorité sont déconnectés des réalités ».

Tous azimuts, du Parti socialiste au Front national, en passant par Jean-Luc Mélenchon, premier à dégainer vendredi, les réactions ont afflué.

« Ceux qui étaient au pouvoir ces quinze dernières années et qui n’ont rien fait »

L’Elysée a tenté de désamorcer la polémique naissante en expliquant que « fainéants » se rapportait à « ceux qui étaient au pouvoir ces quinze dernières années et qui n’ont rien fait », mais le mal était fait.

Outre les personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon, qui en ont profité pour appeler à manifester les 12 et 23 septembre, plusieurs internautes ont ironisé sur la paresse supposée des Français, ou du moins des opposants à la modification du code du travail prévue par l’exécutif.