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Voici pourquoi il faut adapter sa routine beauté quand on est sportif !
routine musclée

Pourquoi faut-il à tout prix adapter sa routine beauté quand on est sportif ?

Miliaire sudorale, mycose, déshydratation… On vous explique comment la transpiration et d’autres facteurs liés à la pratique sportive peuvent abîmer votre peau
Dora Christian

Dora Christian

L'essentiel

  • Avec la popularité croissante des sports d’endurance et hybrides, de plus en plus de pratiquants découvrent que l’effort physique peut aussi affecter la peau (transpiration, frottements, irritations), sans impacter directement la performance mais en pouvant gêner le confort.
  • Sans bouleverser sa routine, quelques ajustements suffisent : bien nettoyer sa peau après l’effort, se sécher correctement et privilégier des soins hydratants adaptés ainsi que des vêtements respirants.
  • Les produits ciblés pour les sportifs peuvent être utiles, à condition de miser sur des ingrédients efficaces comme l’acide hyaluronique et le zinc.

Avec la montée en puissance des compétitions d’endurance et de force comme l’Hyrox, de plus en plus d’amateurs se lancent dans les sports de performance. Pour preuve, 47 % des finishers du marathon de Paris 2026, (soit près d’un finisher sur deux) couraient leur premier 42.195 km, selon les rapports Strava. Ce que l’on sait moins, c’est qu’après avoir adapté son alimentation et son sommeil pour performer, il faut aussi penser à sa peau. Même si quelques imperfections n’ont aucun impact direct sur votre tentative de RP (record personnel), il est tout de même préférable de garder sa peau en bonne santé. On vous explique pourquoi et pourquoi.

Faut-il vraiment adapter sa routine quand on est sportif ?

Biotherm a lancé le mouvement #SkinFitness et a sorti le « électrolytes dewy gel », « inspiré du fitness ». De son côté, la marque américaine Dermalogica s’est également positionnée sur ce créneau « sport » avec un spray anti-imperfections à utiliser avant ou après une séance de sport, censé « prévenir les imperfections corporelles ». Cet intérêt des marques cosmétiques n’est pas anodin : il accompagne l’essor des compétitions hybrides et des courses, qui élargissent le public des pratiquants.

Bien que l’impact sur la performance ne soit pas directement lié avec la peau, certains inconforts cutanés peuvent gêner, voire « entraver les performances sportives s’ils deviennent inconfortables », affirme à 20 Minutes le dermatologue Erwin Benassaia, rappelant que l'« on doit faire plus attention à sa peau quand on fait beaucoup de sport, au risque de l’abîmer ».

Egalement pour justifier cet intérêt, Gabrielle Misset, directrice scientifique Biotherm, évoque une étude menée en 2024 par deux universités allemandes sur les problèmes de peau chez les personnes pratiquant régulièrement une activité sportive.

Résultat : Plus de la moitié des participants déclaraient souffrir de sécheresse cutanée (56 %). Parmi les problématiques les plus fréquentes, on retrouvait aussi les rougeurs (44 %) et les irritations dues aux frottements (34 %). L’acné (en particulier l’acné mechanica liée aux frottements de vêtements, équipements) est également citée.

Quels sont les gestes à adopter pour éviter les imperfections quand on est sportif ?

Quand on fait du sport, l’idée n’est pas de transformer sa routine ni de l’allonger en pensant que les 12 étapes d’une routine coréenne seront plus adaptées à sa peau. En réalité, le bon réflexe consiste plutôt à comprendre que les besoins de la peau évoluent légèrement et nécessitent quelques ajustements.

En effet, une étude démontre que la transpiration peut atteindre entre 0,5 et 2 litres par heure chez un sportif moyen, et jusqu’à 3,7 litres chez les athlètes de haut niveau, rapporte Gabrielle Misset. Si l’on ne se sèche pas suffisamment, « on peut développer des mycoses de la peau ou des miliaires sudorales, par exemple », prévient le dermatologue. Ces dernières se caractérisent par des « boutons de chaleur » liés à une obstruction transitoire des canaux sudoraux, dans un contexte de chaleur, d’humidité, de macération et d’occlusion mécanique (vêtements serrés, matières peu respirantes…), explique Gabrielle Misset. Elles se manifestent notamment par de fortes démangeaisons, qui peuvent gêner la pratique sportive, en plus d’être inesthétiques.

Que préconise le dermatologue ? Rien de compliqué à mettre en place : « Une douche de moins de 10 minutes avec de l’eau tiède, l’utilisation d’huiles lavantes après la séance et surtout un séchage minutieux, notamment au niveau des plis », insiste-t-il. Côté vêtements, mieux vaut privilégier des tenues propres, sèches et composées de matières respirantes.

Quelle routine adopter quand on est sportif ?

Au niveau de la routine, « il faut idéalement renforcer l’hydratation avant et après l’effort », préconise le dermatologue Erwin Benassaia. Cela passe par des crèmes pour le corps de type lait ou fluide non gras et, pour le visage, par une bonne hydratation, éventuellement complétée par un sérum à l’acide hyaluronique.

Concernant les sports aquatiques, « il est intéressant de créer une sorte de barrière de protection supplémentaire », conseille le professionnel. Comment ? Avec des textures plus riches, afin d’éviter de dessécher la peau, en particulier pour les nageurs exposés au chlore. Pour ces derniers, il recommande également de se nettoyer le visage et le corps avec des huiles lavantes douces adaptées.

Quant aux sprays et aux crèmes sur le marché ciblant les sportifs, « ils peuvent être utiles », affirme le professionnel, à condition que leurs compositions permettent réellement de « booster l’hydratation ». Concrètement, dans les gels et les crèmes, il faut veiller à retrouver des agents hydratants comme l’acide hyaluronique. Dans les sprays post-effort, la présence de zinc peut être intéressante pour ses propriétés anti-inflammatoires, notamment pour limiter les imperfections, si on n’a pas le temps de se doucher directement après l’effort.