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Connaissez-vous l’éctoïne, l’actif en vogue qui va nous faire oublier l’acide hyaluronique ?
Vous raffoliez de l’effet « plumpy » et hydratant de l’acide hyaluronique ? Attendez de tester son rival, l’éctoïneDora Christian
L'essentiel
- L’ectoïne est une protéine issue de bactéries extrêmophiles qui forme « une véritable couche de défense hydratante » autour des cellules.
- Bien que connue depuis longtemps en dermatologie, l’ectoïne est méconnue du grand public car elle n’a pas reçu la même publicité que l’acide hyaluronique, malgré ses nombreux bienfaits comme le renforcement de la barrière cutanée, la réduction des micro-stress, à condition qu’elle soit bien concentrée, idéalement à 7 %.
- Contrairement à l’acide hyaluronique qui « hydrate en surface », l’ectoïne agit en profondeur pour protéger, réparer et renforcer la barrière cutanée.
L’acide hyaluronique a longtemps monopolisé le titre de 1er de la classe dans la section des actifs hydratants. Mais il semblerait qu’il soit désormais ex aequo avec l’éctoïne, qui commence à s’incruster dans la liste d’ingrédients de nos cosmétiques. C’est par exemple le cas de la marque « Paula’s choice » qui a sorti son sérum booster à l’ectoïne, qui promet « 7 bienfaits hydratants et réparateurs en une seule goutte ». 20 Minutes mène l’enquête sur ce nouveau venu dans nos rayons.
Qu’est-ce que l’ectoïne, cet actif méconnu dans nos cosmétiques ?
L’ectoïne est une protéine issue de bactéries qui ont l’habitude de vivre dans des conditions extrêmement difficiles (chaleur intense, UV élevés, sécheresse chronique). « C’est un actif très hydratant qui a des caractéristiques qui permettent de protéger les cellules contre le stress oxydatif », explique à 20 Minutes le dermatologue Erwin Benassaia.
« Pour se protéger, ces organismes créent autour de leurs cellules une véritable couche de défense hydratante que l’on appelle le complexe d’ectoïne », précise Alexia Decorte, formatrice skincare chez Paula’s choice. Appliquée sur la peau, l’éctoïne reproduit exactement cette fonction : elle forme comme une bulle protectrice microscopique autour des cellules qui limite la perte d’eau, la protège du stress environnemental et l’aide à la maintenir hydratée.
« D’où son intérêt grandissant pour les peaux sensibles, réactives (rosacée, eczéma, acné), ou fragilisées par la pollution, les variations climatiques ou une routine trop agressive », souligne Alexia Decorte.
Quels sont les bienfaits de l’ectoïne sur la peau ?
Si l’ectoïne est encore méconnue, c’est normal. « C’est l’un de ces ingrédients que la science connaît depuis longtemps, utilisé en dermatologie, que les consommateurs (re) découvrent enfin », avance l’experte skincare. La faute au marketing ? L’ectoine malgré « sa haute capacité d’hydratation », n’a pas reçu la même publicité que son actif cousin l’acide hyaluronique.
Et pourtant, la liste de ses bienfaits pour la peau n’a pas à rougir. Les professionnels citent : le renforcement de la barrière cutanée, la réduction des micro-stress qui déstabilisent la peau, et le maintien d’hydratation sur la durée, avec « une action profonde ». Ce qui en fait « un soin très intéressant », affirme le dermatologue Erwin Benassaia, « à condition qu’il soit bien concentré ».
Point sur lequel la marque Paula’s Choice a voulu frapper fort en proposant une concentration élevée de 7 % dans son sérum. Selon les recherches, « c’est à ce seuil que l’ectoïne montre son action la plus complète, de l’hydratation à la réduction des rougeurs, en passant par la réparation de la barrière cutanée », justifie la marque.
Ectoïne VS acide hyaluronique, quel est le meilleur hydratant ?
Peptides, céramides, acide polyglutamique… Est-ce que l’ectoïne vient simplement se rajouter à longue liste marketing des super-actifs hydratants ? Rien de mieux que de le comparer au champion en titre pour savoir ce qu’il vaut.
« Il faudrait des études comparatives pour le démontrer, mais l’ectoïne est probablement plus hydratante que l’acide hyaluronique, car elle agit plus en profondeur, avec une action intracellulaire », avance le médecin. Pour cause, elle ne se contente pas d’apporter de l’eau à la peau, Mieux que ça, « elle l’aide à mieux se défendre, se réparer et rester équilibrée », enchérit Alexia Decorte. Toutefois, « il ne s’agit pas de ''mieux'', mais de différentes », nuance cette dernière.
L’acide hyaluronique est un humectant, c’est-à-dire, qu’il attire et retient l’eau, procurant une hydratation immédiate et visible, restant souvent uniquement à la surface de l’épiderme. Tandis que l’ectoïne, elle, travaille plus en profondeur, au niveau cellulaire. Pour rendre plus simple la différenciation, « l’acide hyaluronique hydrate en surface, tandis que l’ectoïne agit en profondeur pour protéger, réparer et renforcer (ce qui conduit à une hydratation plus durable) », détaille-t-elle. C’est donc 1 partout ? A votre peau de trancher.



















