Peut-on faire confiance au collagène à boire pour améliorer la qualité de la peau et des cheveux ?
à boire et à manger•Avec le regain d’intérêt pour le collagène, on a demandé à des experts de nous dire si c’était vraiment bon pour les cheveux, la peau et les osDora Christian
L'essentiel
- Le collagène existe naturellement dans le corps et est absorbé par les intestins, avec un taux d’absorption allant de 10 à 30 %.
- Il faut s’assurer de la qualité du collagène consommé, en vérifiant le sourcing.
- Certaines marques prétendent à tort vendre du « collagène végan », or le collagène a toujours une origine animale, qu’elle soit porcine, bovine ou marine. Il n’existe pas de collagène végétal.
Jennifer Aniston qui s’affiche en 4 par 3 dans le métro pour nous vendre son glow et ses cheveux brillants grâce au collagène, on a bien envie d’y croire. Mais peut-on lui faire confiance ? Pour démêler le vrai du faux sur ce sujet, 20 Minutes a interrogé, Alexandra Dalu, médecin spécialiste en nutrition et anti-âge, également co-auteure du livre L’assiette Santé, ainsi que les experts de Vital Proteins, marque distributrice de collagène.
Le collagène a bel et bien « un intérêt » pour le corps
Le collagène en complément a effectivement un intérêt pour le corps : des ongles renforcés, des cheveux plus denses, ou encore, moins de douleurs aux articulations. La médecin Alexandra Dalu confie le recommander au cas par cas, à ses patients sujets à l’arthrose, aux tendinites, ou en cas de chute de cheveux, en complément d’un traitement médical. C’est même en ce sens que la marque Vital Proteins a initialement été créée : « le fondateur, Kurt Seidensticker, utilisait le collagène pour soulager ses problèmes d’arthrose », raconte Sarah Moisan, responsable marketing France pour Vital Proteins.
Le collagène est « naturellement produit et disponible dans le corps » et « en complément, il a un taux d’absorption par l’intestin entre 10 et 30 % » précise Alexandra Dalu, médecin spécialiste en nutrition. « C’est donc un complément alimentaire intéressant dans la mesure où le corps en produit moins à partir de 25 ans », indique Arnaud Sabatier, diététicien et directeur des affaires médicales chez Vital Proteins.
Quant aux résultats, ils « varient d’une personne à une autre ». Mais Sarah Moisan préconise tout de même une utilisation quotidienne sur un mois (si intérêt est) pour voir de bons résultats. Attention, « nul besoin d’en consommer en continu », avance Dr Alexandra Dalu. « On trouve aussi du collagène dans son alimentation (produits laitiers, saumon, œufs…), et le corps sait le fabriquer ».
Le collagène « ne compense en aucun cas un bon mode de vie »
Toutefois, « le collagène est un complément alimentaire qui ne compense en aucun cas un mauvais mode de vie avec une consommation élevée de soda, jus sucrés, alcool et tabac », prévient la médecin. « Une alimentation saine et équilibrée reste la clé. Les compléments alimentaires, tels que le collagène à boire, sont une option supplémentaire pour soutenir le bien-être global », rejoint Sarah Moisan. Ne comptez donc pas uniquement sur votre tasse de latte au collagène pour obtenir une peau radieuse ou une meilleure condition physique.
Outre l’hygiène de vie, Dr Dalu insiste également sur le sourcing du collagène consommé. C’est ce qu’explique aussi Sarah Moisan : « Il y a du bon et du mauvais collagène. Il faut que les peptides de collagène soient les plus petits possibles et de bonne qualité pour passer les parois intestinales et être assimilables ».
Gare aux dérives et aux promesses extravagantes
Pour surfer sur la tendance du collagène à boire, certaines marques prétendent vendre du « collagène végan ». Or, « ça n’existe pas », affirme la médecin spécialiste en nutrition, avant de poursuivre : « Il y a des peptides qui ressemblent au collagène dans les végétaux. Les sources de collagènes peuvent être d’origine ovine, porcine, marine ou bovine, la préférence dépend du régime alimentaire de chacun ».
Il n’y a pas non plus un type de collagène avec lequel on aura de meilleurs résultats, prévient Sarah Moisan. « Il existe plus de 20 types de collagène, chacun se trouvant dans différentes parties du corps, mais le type de collagène ne détermine pas l’endroit où il se trouvera après la consommation. Ce qui importe vraiment, c’est la concentration et la biodisponibilité du collagène », continue la responsable marketing Vital Proteins.
Dr Alexandra Dalu avertit sur les autres croyances farfelues : « Le collagène n’empêchera pas le vieillissement de la peau ni le vieillissement tout court, c’est juste un complément ». Une fois consommé, il agira « de manière globale sur l’ensemble des tissus de notre corps », ajoute Sarah Moisan. Il est donc impossible de pouvoir cibler sur un besoin particulier.


















