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Le chef Eloi Spinnler dénonce les violences qu’il a subies en cuisine

« Tu n’es qu’un bon à rien ! » : Le chef Eloi Spinnler dénonce les violences dont il a été victime en cuisine

GOÛT AMERIl témoigne du harcèlement et des violences dont il a été victime à 13 ans, alors qu’il n’était qu’apprenti
Olivier Mimran

O.M.

C’est un plat qui ne passe pas : le chef Eloi Spinnler, très populaire sur les réseaux sociaux, dénonce la « normalisation » des violences physiques et verbales dont il a été victime lors de son entrée dans le milieu de la restauration, rapporte France Info.

Des violences perpétuelles

« J’ai été victime de harcèlement sur ma première année d’apprentissage […] J’en garde beaucoup de colère », confie le trentenaire, expliquant en guise d’exemple qu’un adulte de son équipe lui avait « mis une olive » (un doigt dans les fesses, par-dessus les vêtements) alors que lui n’avait que 13 ans.

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Une dérive qui, selon lui, est loin d’être isolée : « Ça passe par des cuillères chauffées à blanc, des portes de frigo fermées sur le bras d’un autre apprenti […] par une droite, un tirage d’oreille, des rabaissements, des phrases comme "Tu n’es qu’un bon à rien, tu n’arriveras jamais à rien !", des insultes ».

#RespecteTaCuisine

Si Eloi Spinnler reconnaît que les mentalités ont, depuis, évolué, il dit rester vigilant pour ne jamais reproduire les violences qu’il a subies : « Dans mon premier poste de chef, je travaillais trop, raconte-t-il […] Un jour, j’ai menacé un de mes gars […] le voir partir en cuisine la larme à l’œil, ça m’a flingué ».

Notre dossier « Harcèlement »

BFMTV rappelle que les violences dans le secteur de la gastronomie sont dénoncées depuis des années par plusieurs femmes : en 2021, le collectif #RespecteTaCuisine avait ainsi été créé pour les mettre en lumière.