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Ce régime alimentaire permettrait de vivre plus longtemps en bonne santé

Adopter ce régime alimentaire pourrait vous permettre de vivre en bonne santé jusqu'à 70 ans

HEALTHYUne étude menée auprès de 100.000 personnes pendant 30 ans suggère que certains aliments pourraient permettre de préserver sa santé mentale et physique jusqu'à un âge avancé.
Christelle Pellissier

Christelle Pellissier

L'essentiel

  • Une alimentation riche en fruits et légumes, en céréales complètes, en légumineuses, en noix, et en bonnes graisses, offre une meilleure qualité de vie sur long terme.
  • Suivre les recommandations sanitaires en matière d'alimentation permet de préserver sa santé physique, mentale et cognitive, et de se prémunir des maladies chroniques majeures.
  • Déjà pointés du doigt pour leur rôle potentiel sur la dépression, les aliments ultra-transformés réduiraient les chances de vieillir en bonne santé.

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai si tu vivras longtemps et en bonne santé. Le raccourci peut sembler rapide, mais c'est pourtant la conclusion d'une étude d'envergure menée par des chercheurs de la Harvard T.H. Chan School of Public Health et des universités de Copenhague et Montréal. Ces derniers suggèrent qu'un régime alimentaire bien spécifique permettrait d'atteindre l'âge de 70 ans sans développer de maladies chroniques majeures tout en préservant sa santé physique, mentale et cognitive.

Spoiler : le régime en question ne consiste pas à se sustenter de pizzas, burgers, chips, et autres mets réconfortants, mais d'adopter au contraire - ô surprise - une alimentation saine et équilibrée. Pas question toutefois pour les chercheurs d'enfoncer des portes ouvertes, non seulement parce qu'il s'agit d'une étude menée sur un large panel et une (très) longue période, mais aussi parce qu'elle se penche sur pas moins de huit régimes alimentaires considérés comme sains.

« Des études ont déjà examiné les habitudes alimentaires dans le contexte de maladies spécifiques ou de l'espérance de vie. La nôtre adopte un point de vue multidimensionnel, en se demandant comment le régime alimentaire influe sur la capacité des gens à vivre de manière autonome et à jouir d'une bonne qualité de vie en vieillissant », explique le professeur Frank Hu, co-auteur de ces travaux.

Moins de viande rouge, plus de lentilles

Publiée dans la revue Nature Medicine, l'étude s'est plus précisément concentrée sur le contenu de l'assiette de plus de 105.000 personnes âgées de 39 à 69 ans, et ce pendant 30 ans. Période durant laquelle les participants ont régulièrement été amenés à remplir des questionnaires sur leur alimentation. Les chercheurs se sont ensuite attelés à décortiquer et évaluer ces questionnaires en fonction de l'adhésion des participants à huit régimes alimentaires sains, dont l'index d'alimentation saine alternative (AHEI) qui se base sur les recommandations sanitaires américaines - quasi identiques aux repères nutritionnels en France - pour prévenir le risque de maladies chroniques.

Verdict ? C'est le régime basé sur ces recommandations qui s'est révélé le plus probant pour préserver sa santé physique, mentale et cognitive jusqu'à 70 ans minimum, et sans développer de maladies chroniques majeures. Les chercheurs précisent que les participants ayant pleinement adopté une alimentation riche en fruits, légumes, céréales complètes, noix, légumineuses et bonnes graisses, et pauvre en viandes rouges et transformées, en boissons sucrées, en sel et en céréales raffinées, avaient 2,2 fois plus de chance de vieillir en bonne santé à 75 ans.

Le rôle des aliments ultra-transformés

Les auteurs de ces travaux expliquent également qu'une alimentation riche en aliments ultra-transformés, notamment en viandes transformées et en boissons sucrées, réduisait les chances de vieillir en bonne santé. Ce n'est pas la première fois que la science pointe du doigt les aliments ultra-transformés pour leur impact sur la santé. Une étude publiée dans The British Medical Journal (BMJ) en 2024 suggérait qu'ils étaient susceptibles d'accroître le risque de décès prématuré, quand une précédente étude, publiée cette fois dans la revue JAMA Open Network, établissait un lien entre aliments ultra-transformés et risque accru de dépression. En France, l'Inserm pointe davantage du doigt « leur surconsommation », susceptible d'accroître les troubles de la santé mentale.

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D'une façon générale, autorités sanitaires et professionnels de santé s'accordent sur un point : les habitudes de vie, qu'elles soient alimentaires ou physiques, jouent un rôle primordial en termes de longévité. Il s'agit notamment d'adopter une alimentation saine et équilibrée et une activité physique régulière, de profiter d'un sommeil récupérateur, et de supprimer - sinon limiter - sa consommation d'alcool et de tabac.