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Pour mieux dormir, les seniors doivent forcer (un peu) sur le thermostat

Pour mieux dormir, les seniors doivent régler la température entre 20 et 25 °C

BONNE NUITEn dessous de 20 °C ou au-dessus de 25 °C, une étude sur une cinquantaine de seniors a noté une baisse de 5 à 10 % de la qualité de leur sommeil
20 Minutes avec agences

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On ne cesse de le répéter : pour bien dormir, la température de la chambre ne devrait pas dépasser les 20 degrés. Elle se révélerait même « optimale » entre 18 et 19 degrés, d’après l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV). Sauf que non, du moins pas pour tout le monde. Cette recommandation ne serait pas adaptée au sommeil des personnes âgées, selon une étude américaine publiée dans la revue Science of The Total Environment.

20 à 25 degrés préconisés pour les seniors

Alors quelle est la température idéale pour favoriser le sommeil des personnes âgées ? Les chercheurs se sont basés sur un échantillon de cinquante personnes âgées vivant en communauté, pour lesquelles ont été analysées la durée, l’efficacité et l’agitation du sommeil sur une période prolongée.

La qualité de sommeil se révèle « optimale » lorsque la température de la chambre à coucher est comprise entre 20 et 25 degrés, et qu’elle décline à mesure que l’air ambiant se refroidit ou se réchauffe. En dessous de 20 °C et au-delà de 25 °C, les chercheurs ont constaté une baisse de 5 à 10 % de l’efficacité du sommeil.

Attention toutefois, les auteurs de l’étude précisent avoir observé des différences significatives entre les participants quant à la température idéale à instaurer dans la chambre à coucher. Si bien que ces résultats devront probablement être affinés avant de pouvoir en tirer des conclusions définitives.

D’autres facteurs à prendre en compte

Si ces résultats peuvent effectivement induire de nouvelles recommandations pour favoriser un sommeil réparateur chez les personnes âgées, ils témoignent également de la nécessité de s’adapter à une époque où les canicules sont de plus en plus fréquentes et intenses, impactant potentiellement le sommeil des populations.

« L’étude souligne l’impact potentiel du changement climatique sur la qualité du sommeil des personnes âgées, en particulier celles dont le statut socio-économique est moins élevé », conclut Amir Baniassadi, chercheur à la Harvard Medical School, dans un communiqué. Un constat qui pousse les chercheurs à focaliser leurs futurs travaux sur l’influence du changement climatique sur le sommeil de cette population spécifique afin de mettre en lumière de nouvelles solutions destinées à favoriser un environnement propice au sommeil.