Roland-Garros 2024 : « Je me suis effondré en moi-même », Rublev a pété les plombs à cause d’une décision arbitrale
Tennis•Malmené par l’Italien Matteo Arnaldi, le Russe s’est délité dans la deuxième manche après une décision de l’arbitre qu’il n’a pas compriseA.H.
Tout se passait bien, le match entre Matteo Arnaldi, le tombeur des Français, et Andrey Rublev était disputé, les points accrochés… Les deux hommes avaient même eu besoin du tie-break pour se départager dans la première manche, revenue à l’Italien. Et puis, à 2-2 dans le deuxième set, le Russe est parti en cacahuètes, à cause d’une décision arbitrale qu’il n’a pas du tout comprise.
A 15A, sur son service, l’arbitre de chaise estime qu’une frappe d’Arnaldi est bonne, alors que Rublev la voit dans le couloir. Après d’âpres négociations sur le court, la décision ne change pas. Et, frustré, le sixième joueur mondial met son cerveau sur pause et n’arrive pas à passer à autre chose. A la fin de ce cinquième jeu, breaké, il balance une première fois sa raquette de rage en hurlant comme un fan de métal.
Durant le jeu suivant, Rublev, habitué aux pétages de plombs, balance aussi quelques fois sa raquette, sous les vivats de la foule. Mais le bouquet final de ce feu d’artifice de colère intervient à la fin du set, à 4-2, lorsque le Russe est breaké une deuxième fois par l’Italien : raquette balancée de rage et coups de pied dans la chaise, avant de finir prostré, assis au moment du changement de côté.
« Du côté comportement, je ne crois pas que j'ai fait pire sur un Grand Chelem, a humblement reconnu le Russe après la rencontre. C'est la première fois où j'ai vraiment été aussi mauvais côté comportement. Qu'est-ce que je peux dire d'autre ? J'ai eu beaucoup d'occasions à saisir. Je n'ai pas réussi. Je me souviens il y a un moment où j'ai complètement dévissé. J'avais tellement d'occasions de faire mon retour, de mener le match, de me reprendre. Je n'ai pas réussi.. Ensuite, c'était ancré en moi tout cela. Quand j'ai perdu au break la deuxième fois, dans la deuxième manche, c'est là que tout m'a échappé. Je me suis effondré en moi-même ».


















