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« Vous êtes nouveau ? » Non, Caro Garcia ne changera jamais son jeu sur terre

Roland-Garros : « Vous êtes nouveau, c’est ça ? » Non, Caro Garcia ne changera jamais son jeu sur terre battue

TENNISCaroline « Mannarino » Garcia a – encore – perdu au 2e tour à Roland-Garros (défaite 6-3, 6-3 contre Kenin). Mais elle n’a absolument pas l’intention de changer son jeu sur terre battue
William Pereira

William Pereira

A Roland-Garros,

Comme votre ex un peu toxique, on est du genre à ressortir les dossiers quand ça nous arrange. La défaite sèche de Caroline Garcia contre Sofia Kenin au 2e tour de Roland-Garros (6-3, 6-3) est un bon prétexte pour citer les paroles de la Française à la veille de son entrée dans le tournoi. C’était samedi. « Par rapport à mon début de saison et mon historique, disait-elle, je sais que mon niveau peut me permettre de battre n’importe quelle joueuse. Est-ce que je suis capable de le produire sur deux semaines ? »

Comme l’année dernière l’année d’avant, et l’année d’avant-avant, Caro a été incapable de le produire sur plus d’un tour (éliminations au 2e tour en 2021, 22, 23, 24… montrez pas ça à Marc Maury ça va lui donner des idées au micro). Et comme à chaque fois, il y a cette impression perturbante d’avoir assisté au même match que l’année précédente. Faut-il y voir l’expression d’un tennis monocorde qui n’évolue plus depuis trop longtemps ? Fort probable. Si elle compte le changer pour s’adapter aux subtilités de la terre battue ? On vous répondra la même chose qu’au pauvre confrère qui a osé lui demander : « vous êtes nouveau, c’est ça ? »

« « Mon jeu a toujours été comme ça. Ça fait 15 ans que je joue comme ça. J’ai envie de garder mon identité de jeu, j’ai déjà essayé de mettre plus d’effet et d’attendre un peu plus, mais croyez-moi, c’est pas très beau à voir. » »

Fataliste sur terre battue, façon Mannarino

Carolie Garcia nourrit un certain fatalisme sur terre battue, spécialement dans les conditions actuelles avec une terre lourde et humide. A se demander si elle ne nous développerait pas un petit syndrome Mannarino. « Roland-Garros, quand il fait froid, ça ne correspond pas à mon jeu. Quand ça va plus vite, ça colle un peu plus. Mais globalement pour défendre, c’est plus facile pour l’adversaire, tu as plus de temps. Tu peux te faire contrer un peu plus facilement et te faire passer plus facilement au filet. »

Au rayon des bonnes excuses, il y a évidemment cette adversaire qui ne lui réussit pas. Kenin mène 3-0 sur l’ensemble de leurs confrontations. « C’est une joueuse qui a un jeu difficile, elle prend la balle tôt et change de direction, ça annule pas mal de mes points forts. C’est une joueuse qui a eu des bons résultats à Rome et qui fait une bonne saison. » On a vérifié, pour Rome, c’est à moitié vrai : elle y a battu Ons Jabeur. Sofia Kenin collectionne en revanche trop de défaites au premier tour pour que sa saison puisse être qualifiée de « bonne ». Remarquez, c’est un peu pareil pour Caro. Deux bons tournois à Miami et Rouen, puis pas grand-chose. C’est peu, pour une joueuse capable de battre n’importe qui.