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« Une honte »… Medvedev n’en peut plus des courts trop lents d’Indian Wells

Indian Wells : « Ça devrait être interdit ! »… Medvedev n’en peut plus des courts trop lents du tournoi américain

tennisLe Russe, comme lors du tour précédent, a passé son temps à se plaindre lors de son 8e de finale face à Zverev
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Un combat épique, et des punchlines qui ne le sont pas moins. Daniil Medvedev a porté sa folle série à 17 victoires d’affilée face à Alexander Zverev, mardi soir, en 8e de finale du tournoi d’Indian Wells. Non sans mal, puisque la bataille a duré plus de trois heures (6-7, 7-6, 7-5) et qu’il a bien failli ne jamais en voir le bout après s’être tordu la cheville droite dans le deuxième set. Surtout, comme depuis le début du Masters 1000 califorinien, le Russe a encore pété un câble contre la lenteur du court, qu’il juge indigne.

« Je vais être aussi lent que ce court, donc vous allez devoir attendre un peu »

Selon lui, il y a tromperie sur la marchandise. « Quelle honte pour ce sport que ce court horrible soit considéré comme un court en dur ! Ça devrait être interdit ! Je sais ce que c’est un court en dur, je suis un spécialiste », s’est-il ainsi plaint auprès de l’arbitre pendant la rencontre, sous le regard mi-amusé mi-dépité de Zverev.

Juste après, comme lors de son tour précédent contre le Bélarusse Ilya Ivashka, il a menacé de faire une pause. A sa façon. « Je vais aux toilettes mais je m’en fiche, donnez-moi un warning, je vais être aussi lent que ce court, donc vous allez devoir attendre un peu, peut-être 20 minutes », a-t-il expliqué ironiquement à Mohamed Lahyani. Qui a tenté de le raisonner, avant de plaisanter un peu plus tard des frasques du numéro 6 mondial avec son adversaire.


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Après la rencontre, Medvedev est revenu sur ses coups de chaud, faisant amende honorable. « Je pense que cela me distrait et que je ferais mieux de me taire et de jouer, a-t-il dit en conférence de presse. L’attitude que j’ai eue sur le court aujourd’hui, comme au match précédent, était immature. Mais que puis-je dire d’autre ? Sinon que ce sport de haute intensité, où vous êtes seul contre l’adversaire, vous fait parfois sortir de vos gonds… Certains joueurs sont capables de contrôler leurs nerfs mieux que les autres. D’autres moins, comme moi. »

En pleine introspection, le Russe a poursuivi : « Je suis comme je suis. C’est mon caractère, ma personnalité. Quand j’étais plus jeune, c’était bien pire. J’ai essayé de mûrir, si l’on peut dire. Et je pense m’être amélioré sur ce plan, c’est mieux qu’il y a trois ou quatre ans. » La marge de progression est encore substantielle, même s’il suffit de regarder un match dans ce tournoi pour se rendre compte qu’il n’a pas tout à fait tort sur la lenteur des courts. Si sa cheville le lui permet, Medvedev affrontera au prochain tour l’Espagnol Alejandro Davidovich (28e).