Tournoi de Bercy: «J’étais à l’hôtel en train de réserver mes billets pour l’Espagne », Jaziri est le veinard de la semaine

TENNIS Intégré au dernier moment dans le tableau après le forfait de Nadal, le Tunisien s’est qualifié pour les 8es de finale…

Julien Laloye

— 

Malek Jaziri, luck loser vraiment lucky à Bercy.
Malek Jaziri, luck loser vraiment lucky à Bercy. — NICOLAS ASFOURI / AFP

C’est LA belle histoire de la semaine à Bercy, selon une accroche copyrightée 1.587 fois par l’ORTF mais il se fait tard et on a faim. Malek Jaziri se retrouve en 8e de finale du Masters 1000 parisien alors qu’il était encore absent du tableau principal le matin même. Pour tout vous dire, on l’avait croisé en début d’après-midi au players, en même temps que Nadal, et le Tunisien n’était pas du tout au courant que l’Espagnol allait déclarer forfait une heure plus tard. Mais alors pas du tout.

J’étais retourné à l’hôtel et j’étais en train de réserver mon billet pour un match par équipe en Espagne. J’ai vu l’heure, 16 heures, je me suis dit "bon, là c’est fini". C’est pas facile d’être lucky-loser. On attend toute la journée de savoir si quelqu’un va se retirer… Et là je reçois un appel alors que Gasquet était mené 3-2 sur le match d’avant. J’ai débarqué sans échauffement ni rien sur un court que je ne connaissais pas ! »

Ce qui ne l’a pas empêché de se défaire d’un Verdasco tout ronchounnet, malgré un état général pas bien folichon. « La veille j’avais encore de la fièvre [véridique, il a encore un bouton de fièvre sur la lèvre], mais je me suis forcé à signer la feuille de présence quand même. C’est la deuxième fois que Rafa me laisse rentrer dans un tableau, je le remercie (rires). ». Désormais assuré de finir l’année au meilleur classement de sa carrière à 34 ans, Jaziri peut même voir un peu plus loin. Même cramé physiquement, il aura un coup à jouer contre Jack Sock, à côté de ses pompes cette saison. Sûr en tout cas qu’il lui donnera un peu plus de fil à retordre que Gasquet.