Bison Futé: «Sur les routes argentines, on ne sait jamais si on va ressortir vivant!», Marco Trungelliti vend (très mal) son pays

TENNIS Ça ne donne pas super envie de prendre la route dans la pampa argentine…

A.L.G.
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Marco Trungelliti, la star de ce début de Roland-Garros 2018.
Marco Trungelliti, la star de ce début de Roland-Garros 2018. — Alessandra Tarantino/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Roland-Garros,

Après son road-trip familial pour arriver à temps à Paris et sa victoire au troisième tour de Roland-Garros contre Tomic, Marco Trungelliti est devenu en quelques heures l’attraction de ce début de tournoi.

Il n’y avait qu’à voir la salle de presse, bondée à mort après son succès, pour le constater. « Je n’ai jamais fait une conférence de presse devant autant de monde », a-t-il avoué, le sourire jusqu’aux oreilles.

Et on peut dire qu’il a bien profité de son quart d’heure de célébrité. Très à l’aise, parfois drôle, l’Argentin est forcément revenu sur son voyage express entre Barcelone et Paris dimanche. Des centaines de kilomètres à se taper pour rejoindre la France alors même qu’il se préparait pour aller tranquillement à la plage en Catalogne ? Même pas peur.

Marco « Point Route » Trungelliti

« Beaucoup de vols ont été annulés et j’ai cru comprendre qu’en France il n’y avait pas de trains ce jour-là, a-t-il commencé par raconter. La meilleure option c’était donc de louer une voiture. J’ai conduit 4 heures, mon frère 6. La distance ne nous a pas fait peur puisqu’en Argentine, à part à Buenos Aires, vous devez conduire sur des centaines de kilomètres entre chaque ville. Donc là, c’était normal pour nous de rouler autant d’un seul coup. Et puis ici, il y a des autoroutes partout, c’est parfait. » Vinci aime ça.

Il s’est alors laissé aller à un petit comparatif routier entre la France et l’Argentine. A sa manière, franc du collier : « En Argentine, les routes sont toujours à double sens de circulation et il faut être très prudent à cause des gens qui arrivent en face, on ne peut jamais être sûr que la personne ne soit pas droguée ou ivre. Donc on ne sait jamais si on va ressortir vivant après deux heures de conduite. »