JO 2024 : Battue par la boxeuse hyperandrogène Lin Yu Ting, la Turque Yildiz conteste sa défaite avec un geste douteux
polemique interminable•La boxeuse taïwanaise Lin Yu Ting, l’une des deux combattantes au centre d’une controverse sur le genre, s’est qualifiée pour la finale des -57 kg, mais son adversaire a eu du mal à digérer20 Minutes avec AFP
C’est un dossier qui ne finit pas de s’enflammer, malgré la position ferme du CIO sur la question. Au lendemain de la victoire de l’Algérienne Imane Khelif en -66 kg, la boxeuse Lin Yu-ting, également victime d’une campagne de dénigrement à cause de son genre supposé, s’est qualifiée pour les demi-finales de sa catégorie de poids. Mais la Taïwanaise a vu sa victoire contestée par son adversaire.
Si cette dernière n’a pas abandonné, comme l’Italienne face à Khelif plus tôt dans le tournoi, elle a immédiatement fait un X avec ses doigts à la fin du combat, faisant référence aux chromosomes « XX » présent dans l’information génétique féminine. Un geste qu’elle n’a pas assumé en zone mixte, déclinant toute proposition d’interview.
Lin Yu Ting et Imane Khelif ont toutes deux participé aux JO de Tokyo il y a trois ans et à de nombreuses compétitions féminines par le passé, sans que leur participation ne suscite de polémique. Mais depuis, elles ont été exclues des Championnats du monde 2023 à New Delhi au motif, selon la Fédération internationale de boxe (IBA), qu’elles avaient échoué à un test destiné à établir leur genre.
Lutte d’influence entre le CIO et l’IBA
Pour le Comité international olympique (CIO) en revanche, leur éligibilité ne fait aucun doute et elles peuvent participer au tournoi féminin des Jeux. Mais l’exclusion de New Delhi a refait surface quand l’adversaire d’Imane Khelif au premier tour, l’Italienne Angela Carini, a abandonné dès les premières secondes de leur combat.
La controverse, sur fond de relations exécrables entre le CIO et l’IBA, est devenue mondiale avec un déchaînement de commentaires en ligne contre la présence à Paris des deux boxeuses. Des réactions hostiles sont venues aussi de personnalités conservatrices comme la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni ou l’ex-président américain Donald Trump.



















