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Une championne olympique confie ses doutes sur la propreté de la Seine

JO de Paris 2024 : Nager dans la Seine, vraiment ? Une championne olympique demande « un plan B »

PloufLa Brésilienne Ana Marcela Cunha souhaite que les organisateurs prévoient une autre solution si la qualité de l’eau du fleuve était trop mauvaise
Nicolas Stival

N.S. avec AFP

Comme Jacques Chirac en son temps, Emmanuel Macron a promis fin février qu’il se baignerait dans la Seine, sans préciser quand. Ana Marcela Cunha sait, elle, qu’elle est censée barboter dans le fleuve cet été pendant les JO de Paris. Mais la championne olympique en titre de natation en eau libre ne cache pas sa « préoccupation », à moins de cinq mois du début des Jeux, le 26 juillet.

« Il n’y a pas eu d’événement test l’an dernier à cause de ça, mais [les organisateurs] insistent pour que les épreuves aient lieu là-bas », a observé la Brésilienne de 31 ans dans un entretien à l’AFP, en marge d’une compétition sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro. « Il faut un plan B au cas où cela ne serait pas possible de nager » dans la Seine.

« La santé des athlètes doit passer avant »

« Il ne s’agit pas d’effacer l’histoire de la Seine, nous savons ce que représente le pont Alexandre-III, la Tour Eiffel, mais je pense que la santé des athlètes doit passer avant », a ajouté la championne. « Les organisateurs doivent accepter que, peut-être, il sera malheureusement impossible de réaliser les épreuves là où ils le veulent. »

La Seine doit également accueillir les épreuves de triathlon, et sa baignabilité, ainsi que celle de son affluent la Marne, est censée être l’un des grands héritages des Jeux olympiques et paralympiques. Les analyses réalisées de 2015 à 2023, transmises à l’AFP par la Mairie de Paris, montrent de fortes variations l’été dernier, avec plusieurs pics de concentration de deux bactéries indicatrices de contamination fécale.

Aucun des 14 points de prélèvement parisiens de l’eau n’a atteint un niveau de qualité suffisant au regard des directives européennes en 2023, globalement de juin à septembre.

Malgré cette incertitude, Ana Marcela Cunha affirme rester concentrée sur son objectif : conserver son titre, pour sa quatrième participation à des JO.