Mondial de handball: Trop facile pour les Experts? «C'est votre perception, mais de l'intérieur pas du tout», assure Gille

HANDBALL Le début de Mondial est idéal pour l'équipe de France, qui roule tranquillement vers les 8e de finale...

N.C.

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Les coachs de l'équipe de France Didier Dinart et Guillaume Gille lors du Mondial de handball, le 7 janvier 2017.
Les coachs de l'équipe de France Didier Dinart et Guillaume Gille lors du Mondial de handball, le 7 janvier 2017. — PASCAL GUYOT / AFP

Trois matchs, trois victoires, avec à chaque fois plus de 30 buts marqués. Même si cela a été plus accroché contre la Norvège dimanche, le début de Mondial des Experts ressemble à un long fleuve tranquille. Et ça n'est pas la Russie, mardi, puis la Pologne jeudi qui devraient empêcher que ça continue. Ce premier tour est comme prévu, une douce mise en bouche avant l'irremplaçable tension des matchs à élimination directe. 

Sauf que non, en fait. On se trompe, et Guillaume Gille était là pour le rappeler lundi matin en conférence de presse. «Le niveau international est tout sauf tranquille. C'est peut-être la perception que vous en avez, mais de l'intérieur je peux vous dire que ce n'est pas ça du tout, assure le coach des Bleus. Les trois matchs qu’on vient de livrer sont trois vrais matchs. Certains matchs sont plus générateurs d’émotions, c'est sûr, mais tous sont difficiles et les garçons ont mis tout ce qu’ils avaient dans ces batailles.»

Ce n'est pas son acolyte Didier Dinart qui dira le contraire. «Il ne faut pas négliger le Brésil, quand même, juge-t-il. On s’est rendu la tâche facile en prenant ça par le bon bout, mais ce n'est pas une équipe faible. Le Japon un peu plus. Et contre le Danemark, on a fait monter la confiance d'un cran. Il y avait peut-être un peu doute après blessure de Luka, et on a bien répondu.»

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Le forfait du petit frère Karabatic est finalement le seul bémol d'une première semaine exemplaire. Mais Ludovic Fabregas et Cédric Sorhaindo, amenés à prendre plus de place sur la base arrière pour le remplacer, ont montré face aux Norvégiens qu'ils pourraient largement s'en accomoder. «Ils assument, il n'y a aucun souci», affirme  Dinart. Voilà, là au moins on ne s'était pas trompé.